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Transformation
d'un petit abri de jardin en écurie.
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Nous
nous trouvons en présence d'un petit bâtiment
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...
de 4 mètres de façade sur 3 mètres de
profondeur environ servant de resserre à outils
et de débarras, au milieu d'un jardin, à la
limite d'un petit bourg.
La construction, ancienne, est en borne pierre
du pays, tout particulièrement solide, avec des
murs épais en excellent état. C'est réellement
trop bien pour l'emploi qui en est fait (Fig.
1).
Le
propriétaire du terrain ...
...
envisageant d'élever
1 au 2 chèvres et peut-être 3 au 4 moutons,
demande un projet de transformation de cette
petite bâtisse en écurie.
Si l'on disposait d'un local pour magasiner le
fourrage et les aliments pendant l'hiver aucune
transformation ne serait nécessaire et l'on
pourrait facilement utiliser la construction
telle quelle en mettant simplement â l'intérieur
une mangeoire et un râtelier. |
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Mais
on ne dispose d'aucun d'emplacement libre ...
...
et il faut
profiter de l'occasion pour créer ce local.
Évidemment, on pourrait construire un appentis, mais, tout
d'abord, la partie inférieure du toit n'est qu'à 2 mètres à,
peine du sol, ce qui ne permettrait pas un cube utile
important.
Puis il faudrait établir un sol bétonné sur une forme en
gros béton de façon à avoir une surface bien saine.
Enfin le cube de maçonnerie à exécuter, s'il était inférieur
à celui de la solution adoptée, ne le serait pas de
beaucoup.
La modification telle qu'elle a été prévue sera certainement
plus coûteuse, mais permettra de mettre une quantité
importante de fourrage à l'abri et sa manutention sera plus
facile et plus rationnelle.
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Fig.
3
Fig. 5 |
Il
a donc été proposé de commencer par enlever la
toiture ...
... en mettant soigneusement de côté les
tuiles et les lattes en bois de support de ces
dernières.
Puis on coulera une dalle en béton armé de 5 à 6
centimètres d'épaisseur portée par les poutres
existant actuellement qui supportent un plafond
plâtre et qui sont de forte section comme on les
faisait anciennement, et en très bon état.
Pour cela on utilisera un lattis métallique
remplaçant le coffrage, c'est-à-dire servant de
coffrage perdu, comme je vous l'ai décrit dans
un article précédent.
Les poutres étant écartées de 30 à 35
centimètres, la tension et la fixation de ce
lattis seront des plus simples.
D'autre
part, étant donné ce faible écartement,
l'armature proprement dite de la dalle sera de
section réduite (fig. 2).
Ceci fait, on surélèvera 3 des murs pour avoir
une couverture à une seule pente (fig. 3).
Enfin,
on fixera au moyen de pattes à scellement une
sablière haute et une sablière basse sur
lesquelles on viendra clouer des chevrons qui
recevront les lattes support des tuiles.
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Nous
aurions voulu utiliser les nouveaux profils ...
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en acier «clouables», qui remplacent
avantageusement le bois tant au point de vue
prix que qualité (inattaquables),
malheureusement on ne les trouve pas encore chez
les marchands de fer de la région.
Ces chevrons dépasseront largement sur la partie
avant du bâtiment pour faire un petit auvent de
0 m 60 à 0 m 70.
La couverture sera exécutée avec les tuiles de
réemploi.
Une gouttière avec tuyau de descente permettra
d'éloigner les eaux pluviales.
L'ensemble
aura l'allure représentée par la figure 5.
Les anciens chevrons, trop courts pour être
réemployés, et les tuiles en excédent seront,
vendues à un voisin qui en a l'utilisation.
Vous voyez que l'étage, étant ouvert sur la
façade, constituera un fenil où l'emmagasinage
et la reprise seront faciles.
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Rustica -
J. SERS - Inqénieur aqricole (G), Professeur
à l'École spéciale des Travaux publics -
29 Juillet 1951 .
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