Mes
personnes
qui n'ont
pas vécu,
d'une façon
à peu près
constante,
avec les
chèvres ne
peuvent
guère se
faire une
idée exacte
de la
familiarité
que
témoignent à
leur
soigneur
habituel ces
animaux si
utiles et si
gracieux.
C'est bien
dommage, car
si on
connaissait
mieux les
chèvres,
plus
nombreux
seraient
ceux qui
tiendraient
à en avoir,
ne fût-ce
que pour
bénéficier
des
manifestations
affectives
de leurs
pensionnaires.
Je ne vends
jamais de
chèvres
adultes, ce
sont mes
amies
chéries.
D'une façon
ou de
l'autre,
elles savent
témoigner de
leur
attachement
au maître, à
la maison,
aux
compagnes
d'étable.
Rustica - 2
Septembre
1951.
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La
familiarité
et
l'affection
chez les
chèvres.

Ces
jours
derniers,
pour citer
l'exemple le
plus récent
en date, je
recevais
d'une
éleveuse,
dont le
troupeau
atteint 30
têtes, une
lettre
symptomatique.
Voici
une partie
de sa
réponse:
J'aime les
chèvres, non
pour leur
rapport mais
pour
elles-mêmes:
elles sont
intelligentes,
affectueuses
et fidèles.
Pourtant la
personne qui
a écrit ces
lignes vit
dans un
milieu où,
généralement,
on a plus
souci des
chefs-d'oeuvre
de la
statuaire
antique que
du bêlement
des cabris.
Mais,
surtout
lorsqu'on
les a
élevés, ces
animaux
deviennent
aussi
familiers
que des
enfants.
Ailleurs,
j'ai cité
déjà,
d'après H.
Pourrat,
l'habitude
qu'avaient
les deux
chèvres du
grand
écrivain
Péguy de le
suivre
à la
promenade et
de manger a
régulièrement
le journal
qu'il tenait
derrière son
dos.
Il nous est
arrivé de
vendre, pour
une
kermesse,
une jeune
chevrette au
sevrage
qui fut vite
la favorite
de la
fillette du
gagnant, un
gros
fermier, et
il arriva
plus d'une
fois que
l'on trouva
le cabri,
passé en
contrebande,
endormi près
de sa jeune
maîtresse.
Dans la
presse
caprine
anglaise,
les exemples
abondent de
chèvres
vendues qui,
ayant rompu
leurs
attaches,
sont
revenues,
après un
parcours de
plusieurs
kilomètres,
à leur
première
étable pour
y mettre bas
ou y mourir.
Cas
fréquents
aussi de
chèvres qui
suivent,
comme des
chiens, leur
maîtresse
lorsque
celle-ci va
en
commission
et qui,
patiemment,
attendent à
la porte du
commerçant.+
Tout
ceci montre
à quel point
les chèvres
sont
pourvues de
ces qualités
que les
philosophes
appellent a
l'affectivité.
Les chèvres
sont même
capables de
certaines
marques de
tendresse,
de caresses
à l'égard de
leurs
nourriciers
ou leurs
trayeurs.
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