La Surveillance de l'Agnelage.

 

 

...:::  :::...

 

 

 

 

 


 

 

Élevage

Bio

Fait maison

 

Forums

  

 

 

 

Le potager bio. Jardinage.

 

  


            

Nouvelle page 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

  

La surveillance de l'Agnelage.

 

L'avenir du troupeau est sous la dépendance immédiate des agneaux.

 

Contrairement à l'objection un peu simpliste que pourrait susciter, à priori, cet axiome, il n'y a pas de paradoxe dans l'énonciation de cette vérité.

 

L'élevage doit avoir pour but, non seulement de maintenir le degré d'amélioration atteint dans un troupeau, mais, si possible, d'améliorer encore celui-ci afin de se rapprocher davantage de la perfection, de l'exploiter plus économiquement, et d'en tirer un meilleur profit.

 

Pour arriver à ce résultat, il faut que les agneaux se développent d'une manière régulière et continue, sans que jamais leur croissance soit arrêtée.

On ne saurait donc les entourer de trop de soins, il faut veiller sur eux avec une attention constante, dès leur naissance.

 

 

La préparation de l'agnelage.   

                       

La saison de l'agnelage est commandée par des considérations à la fois agricoles et économiques.

 

Mais, en fait, sous nos climats, on fait naître dans trois saisons : printemps, été et hiver.

Cela montre, évidemment, que l'éleveur obtient des agneaux à l'époque qu'il choisit et, en réalité, dans certains troupeaux, il naît des agneaux durant tout-le cours de l'année, selon le besoin. 

 

A l'accouplement qui a eu lieu en juillet, correspond l'agnelage d'hiver, lequel dure un mois environ et s'échelonne  sur cette période.

La moindre durée de la gestation étant de 140 jours, il faut préparer l'agnelage de manière qu'on puisse recevoir les agneaux dès que ce nombre de jours est écoulé: après le moment où a commencé l'accouplement.

 

 

Une fermière nous pose cette question :

 

"Quels moyens employer pour que les brebis d'un même troupeau agnèlent toutes à la même époque, à quelques jours de distance seulement ?".

 

Pour répondre à cette question, il faudrait d'abord envisager l'homogénéité du troupeau, au doublé point de vue de la race et de l'âge.

Si, par exemple, le troupeau est composé de brebis de même  race et d'âge moyen, de 18 mois à 5 ans au maximum, l'agnelage doit, normalement, se produire à la même époque.

 

Il n'en serait pas de même si les brebis n'étaient point de même race, ou si le troupeau comprenait, en nombre plus ou moins important, des brebis âgées.

En effet, il est reconnu que les races comme la Southdown ne prennent le bélier qu'aux premiers froids.

Si l'on a un troupeau composé, pour une partie, de brebis berrichonnes, et, pour l'autre partie, de brebis demi-sang Southdown, les brebis françaises prendront facilement le bélier fin août, alors que les brebis issues du croisement ne le retiendront qu'au commencement d'octobre.

 

Quant à l'âge, on sait que les vieilles brebis sont plus tardives pour entrer en chaleur que les jeunes brebis.

 

La préparation de l'agnelage doit être précédée du nettoyage de la bergerie, de l'apport d'une litière fraîche et abondante et de parcs pour loger à part les agneaux et les mères dont la parturition a été laborieuse.

 

Il faut éviter les refroidissements et les courants d'air.

 

  

  

Surveillez la parturition.

 

Il faut d'abord isoler les brebis dans des compartiments spéciaux, leur donner des aliments suffisamment nutritifs sans être trop volumineux, éviter les denrées avariées, moisies; trop aqueuses où trop froides, ainsi que les fatigues, les pressions, les bousculades aux portes de la bergerie, et enfin les visites intempestives.

 

 

Faciliter avec douceur la mise bas ...

 

... s'il y a nécessité absolue, en cas de fausse présentation de l'agneau, part tumultueux, c'est-à-dire présentation anormale du foetus.

Dans ce cas, il est prudent d'avoir recours au vétérinaire.

Donner alors à la parturiente une boisson composée d'eau de son, de guimauve ou de 60 à 80 grammes de tourteau d'oeillette dissous dans un litre d'eau tiède.

En cas de parturition languissante, la brebis étant faible, faire prendre à celle-ci un breuvage stimulant, par exemple un peu de vin.

 

 

Après la parturition: soins aux mères et aux agneaux.

 

Veiller à ce que toutes les brebis qui ont mis bas délivrent de l'arrière-faix (enveloppes foetales).

 

Premiers soins aux agneaux : enlever les mucosités dont le nez et la bouche sont imprégnés, puis mettre l'agneau et sa mère dans un compartiment spécial, de peu d'étendue.

Donner à la mère une ration fortifiante, surveiller l'allaitement.

Tant que le pis n'est pas désempli, il faut tenir la brebis attachée afin que l'agneau puisse téter.

 

En cas de portées doubles, donner alors un des agneaux à une mère qui n'en a plus.

 

  

  

Les tétées se succèdent ...

 

... fréquentes, et sont d'autant plus profitables au développement dé l'agneau que les rations des mères sont plus riches en substances azotées, en substances grasses et en matières minérales, surtout en acide phospho­rique.

 

Quand le lait d'une brebis fait défaut, on peut donner du lait de vache distribué au biberon.

Les agneaux l'acceptent, quoiqu'il soit moins riche en éléments nutritifs, comme le montrent les chiffres comparatifs suivants :

 

 

  Lait de Brebis Lait de Vache
  Pour 100 Pour 100
Eau ................................... 78,4 87,5
Caséine (matière azotée) 9,0 3,8
Matière grasse ................ 7,6 3,5
Sucre de lait .................... 4,4 4,6
Sels .................................. 0,6 0,6

 

 

Le lait de brebis est plus concentré.

 

Il est deux fois plus riche en matière azotée et en matière grasse que le lait de vache.

 

L'agneau nourri au lait de vache recevra un complément, par addition d'aliments riches en azote et en matière grasse.

Dans ce cas, il y a lieu de recommander le thé de foin ou tel autre breuvage riche en matière azotée.

Distribuer le lait de vache à la température de 36 à 38 degrés, d'abord coupé d'eau sucrée et administré au biberon, donner ensuite du lait pur.

 

Pendant la première semaine d'allaitement, ajouter à la ration habituelle des brebis mères quelques poignées de son, de farines, de légumineuses, de pois concassés ou de tourteau broyé avec un peu de sel.

 

Enfin, ne négligez pas les règles de l'hygiène.  

 

 

 Rustica - Henri Blin - 9 Décembre 1951

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

Elevage des poules

alimentation

Poules

Lapins

Lapins

Pigeons

Pigeons

Canards

Canards

Oies

Oies

                 

Abri de jardin comme poulailler

Environnement

Fraisiers

Incubation

Couveuses

Dindon

Dindon

Escargots

Cochons

Poulaillers

Divers

Cultures

Incubation

Couveuses

                 

Cailles

Abeilles

Animaux de la Ferme

Un peu de tout

Cailles

Moutons

Chèvres

Pintades

Abeilles

Animaux

BIO

Portable