L'Agnelage.

 

 

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      Les avantages de l'AGNELAGE D'HIVER.

 

Les animaux sauvages ainsi que les animaux domestiques livrés à eux-mêmes s'accouplent de telle façon que leurs petits naissent lorsque la température devient clémente, c'est-à-dire au printemps.

 

En outre, à cette époque la végétation démarre et les mères aussi bien que les jeunes trouvent une alimentation abondante et tendre.

 

 

Si la pratique de l'agnelage d'hiver ...

 

... est peu souhaitable pour les élevages de moutons de plein air, il n'en est pas de même pour tous les troupeaux de bergerie et, dans de nombreux cas, cette spéculation peut être très intéressante car elle offre les avantages suivants :

 

 

Utilisation des ressources de la ferme ...

 

... qui se trouvent abondantes à cette époque et dont certaines sont bon marché, donc permettent un élevage rentable : ensilage, pulpes de betteraves, bon foin, grains peuvent entrer aussi bien dans la ration des brebis nourrices que des agneaux qui s'engraisseront rapidement, alors qu'au printemps et surtout en été les concentrés se raréfieront et les pulpes seront épuisées.

 

 

Les agneaux nés à partir de novembre ...

 

... seront bons pour la boucherie à partir de février.

C'est à cette époque que les marchés en sont le moins bien a provisionnés.

Ces sujets atteindront donc des cours plus élevés que quelques mois plus tard.

 

 

En hiver ...

 

... il est plus facile d'avoir de la main-d'oeuvre qu'au printemps : les intempéries et les jours courts font rester de nombreuses personnes à la ferme.

Il sera donc aisé d'aider le berger pour l'agnelage et l'alimentation de ses brebis et agneaux.

 

 

Enfin l'agnelage d'hiver ...

 

... est le seul pratique dans la région de Roquefort où les brebis fournissent le maximum de lait de décembre à août.       

 

  

  

     PRÉPARATION A L'AGNELAGE.

 

Les brebis pleines doivent prendre le plus d'exercice possible et sortiront au maximum.

 

On évitera de les mener avec des chiens trop vifs et il ne faudra pas les faire passer par des portes étroites où elles risqueraient de se bousculer et de s'entasser, car il pourrait en résulter des avortements.

 

Leur alimentation sera constituée surtout par des fourrages de qualité, du regain de luzerne ou de lotier par exemple.

On peut leur donner une petite quantité de grains, mais il ne faut pas dépasser 300 grammes par tête et par jour.

Une quantité excessive peut déterminer des troubles mammaires après l'agnelage, telle que la fièvre de lait.

Éviter de donner aux brebis des racines en excès, celles-ci sont froides et volumineuses en raison de leur forte tenue en eau.

Consommées en grandes quantités, elles semblent affecter le foetus et les agneaux naissent mous et faibles.

 

Ils sont très difficiles à élever.

 

On peut indifféremment donner aux brebis des navets ou des betteraves.

Cependant beaucoup d'éleveurs préfèrent donner les navets avant la mise bas et les betteraves après, car ils considèrent celles-ci comme étant meilleures pour la production du lait.

 

On habituera les brebis à la lumière.

 

Il y a intérêt à laisser la bergerie éclairée.

S'il n'y a pas l'électricité, suspendre une lanterne ou deux dans des endroits sûrs.

De la sorte on ne risquera pas de déranger trop les brebis chaque fois qu'on traversera la bergerie.

 

S'assurer que le troupeau dispose de locaux suffisamment vastes car il lui faut plus de place à cette époque qu'à n'importe quel autre moment de l'année.

 

La bergerie recevra le plus de lumière possible et plus elle sera ensoleillée, meilleur ce sera pour les agneaux.

 

Il faudra préparer une abondante litière de paille bien propre.

 

  

  

De la sorte, les agneaux trouveront dès leur arrivée au monde un endroit bien chaud où ils pourront se sécher rapidement sans risquer d'attraper froid.

 

Éviter soigneusement les courants d'air.

On réglera la température en ouvrant un plus ou moins grand nombre de fenêtres.

 

Prévoir un certain nombre de compartiments constitués par des claies, pour les brebis qui auront des jumeaux ou celles qui feront des difficultés pour se laisser téter.

 

L'agnelage se passe généralement bien et le berger ne doit intervenir que lorsque c'est vraiment nécessaire.

 

Il vaut toujours mieux laisser faire la nature.

 

Dès que l'agneau est né, on le débarrasse du mucus recouvrant sa bouche et ses narines.

Il y a intérêt à lui faire sans tarder le pansement ombilical: on ligature le cordon près du corps et on le coupe à quelques centimètres de la ligature, la coupure est recouverte de collodion iodé.

 

Cette pratique élimine les risques d'infection toujours à craindre.

 

S'assurer que la brebis a du lait et faire téter l'agneau aussi vite que possible, il y aura ainsi peu de chances pour qu'il se refroidisse.

S'il est faible, on lui tirera quelques jets de lait dans la bouche puis on le bouchonnera vivement avec de la paille afin de le sécher avant de l'envelopper dans un sac ou même deux.

 

Une heure et demie plus tard, on le fera boire de nouveau.

S'il a pris des forces, il peut se débrouiller tout seul.

S'il est encore trop faible, le laisser enveloppé et continuer de le faire boire régulièrement.

Lorsqu'il sera suffisamment fort et réchauffé, le petit animal saura facilement se débarrasser de ses "langes" dont il n'aura plus besoin.

 

On peut trouver des sujets presque froids mais encore vivants : tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir !

On peut les sauver de la manière suivante : on les plonge (sauf la tête) dans une eau aussi chaude que la main peut le supporter.

Lorsque la température baisse, remettre de l'eau bien chaude.

Ce bain réveille et stimule la circulation du sang.

Dès que le petit animal paraît bien vivant, on le retire du bain, on l'enveloppe dans une grande serviette et on le frotte énergiquement jusqu'à ce qu'il soit bien sec.

 

Puis on le fera téter et on le placera dans un endroit bien chaud.

 

Il ne s'agit évidemment ici que des soins à donner aux agneaux les plus faibles.

Pour les sujets normaux, il suffit d'exercer une surveillance sérieuse pour s'assurer que les agneaux tètent bien et  que leur vitalité est bonne.

 

Après la première semaine, ils craindront bien moins le froid et petit à petit ils s'habitueront à prendre des aliments en supplément du lait maternel.

Nous avons déjà décrit ici le programme à suivre.

 

Si tout va bien, nous aurons pour Pâques des sujets splendides qui se vendront un bon prix et feront le régal des       citadins alors que les agneaux de plein air n'en seront qu'aux premiers jours de leur existence.

 

 

 Rustica - E. de THIEULLOY. - 9 Décembre 1951

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

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