Aujourd'hui, sa femme
travaille au bureau, ses enfants collectionnent les diplômes et plus
personne n'a le temps de s'occuper des lapins.
Et pourtant les clapiers
deviennent de plus en plus importants... car la vie est chère et il faut
gagner toujours plus.
Le cuniculteur qui élève aujourd'hui ses
lapins dans des cases entièrement grillagées n'a plus de
litières sales à retirer, de planches à récurer et javelliser.
Crottes et urine passent à travers le
grillage et servent (reçues dans des bacs de terre fine ou de
sable) à faire de l'engrais de jardin.
Chaque case est munie d'une trémie
automatique pour l'aliment en cubes ou granulés la dimension de
cette trémie permet à certains éleveurs de partir en voyage pour
quatre ou cinq jours, voire une semaine, sans avoir à redonner
quoi que ce soit à leurs élèves.
Le foin est contenu dans de vastes
râteliers.
Eau courante avec système
goutte-à-goutte.
Ainsi les lapereaux tètent
toujours de l'eau fraîche et propre, ce qui est un grand avantage quand
on sait combien les restes d'eau souillée causent de maladies.
L'aliment complet dans cette méthode simplifiée et automatique
doit être riche en vitamines.
Le manque de vitamines A cause la non-résistance au coryza, les
maux d'yeux, la stérilité, la paralysie.
La vitamine A donne de l'appétit, une bonne peau, une bonne
fourrure, elle procure de belles portées de lapereaux.
Le manque de vitamines B cause la faiblesse des pattes, le
manque de vitalité des jeunes.
Elle est nécessaire à un rapide développement musculaire.
Le manque de vitamines C provoque les infections, les enflures
des articulations, la perte d'énergie, la mauvaise ossature.
Les jeunes lapereaux ont besoin de fer, de
sodium, de potassium, de calcium, de phosphore.
Ils trouvent tout cela dans le lait
maternel, mais lors du sevrage il ne faut pas qu'ils en soient
privés.
90 p. 100 du squelette est formé de calcium
et de phosphore.
Si vous n'en distribuez pas, il faudra que les granulés soient riches en
minéraux et que l'on donne en plus du bon foin récolté vert, coupé quand
il ne mesurait pas plus de 10 centimètres, correctement séché et,
surtout, sans poussière ni moisissure.
Aux U. S. A., les formules d' «aliment
complet » varient selon leur destination : jeunes au sevrage,
reproducteurs, lapins au repos ou engraissement.
En France, nos meilleures maisons
fournissent, en général, deux types d'aliments pour lapins :
-
l'aliment complet type intensif ;
-
l'aliment complémentaire type fermier.
Voici une question qui nous
est souvent posée.
La réponse est facile à
donner.
Pratiquement, les mères sont toujours à un stade quelconque de
production si l'on adopte le cycle des quatre portées par an.
Néanmoins, il faut toujours
surveiller leur état d'engraissement, car celui-ci risque d'être
nuisible à la fécondité
N'omettez pas de donner de
la paille à discrétion, la paille d'avoine étant la meilleure.
Et surtout n'oubliez jamais
que les changements de régime alimentaire quels qu'ils soient doivent
être progressifs.
Si vous n'avez pas l'eau courante dans les cases, remplissez les
abreuvoirs deux fois par jour.
Le Chasseur Français - N°838
- Décembre 1966.
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Autrefois,
sa vieille mère, sa femme, ses enfants ou ses domestiques partaient à la
cueillette des herbes le panier au bras.
Il
a donc fallu adopter des méthodes nouvelles permettant de
réduire à presque rien la main-d'œuvre.

Quant
à la distribution d'eau, elle est, dans tous les élevages un
automatique.

C'est
pourquoi,
quelle que soit la méthode employée, je
cuniculteur doit s'assurer que ses lapins reçoivent des
vitamines en quantité suffisante soit par l'emploi d'un aliment
concentré riche, soit (s'il donne le mélange son + avoine + orge
parties égales et foin en râtelier) en ajoutant à ce mélange un
complément : vitamines + minéraux, car n'oubliez pas que les
minéraux, eux aussi , sont indispensables.
Ceux-ci
étaient autrefois (et sont actuellement encore dans la méthode fermière)
fournis par les verdures et les branchages sauvages ou cultivés.
Enfin,
les granulés doivent contenir toutes les protéines nécessaires,
c'est dire qu'il faut adopter l'aliment complet d'une des
grandes maisons d'alimentation animale qui ont fait leurs
preuves et ont, à côté de leur fabrique, des fermes
expérimentales où leurs productions (qu'il s'agisse d'aliment
complet ou d'aliments complémentaires) sont longuement et
minutieusement essayées sur les animaux avant d'être
commercialisées.

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Il
faut donner à discrétion aux animaux en production, c'est-à-dire aux
femelles gestantes ou allaitant et aux lapereaux destinés à la
boucherie.
Mises
au mâle début de janvier, d'avril, de juillet et d'octobre, avec sevrage
le soixantième jour et remise au mâle instantanée.
Il
faut donner avec rationnement aux mâles : 100 à 130 grammes par jour
selon les races, et aux élèves de plus de quatre mois : 100 à 150
grammes.
Que
vos lapins ne manquent jamais d'eau.
Sachez
qu'une lapine et sa portée consomment 4 litres d'eau par jour par temps
chaud.
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