Et qu'importe ?
Et
ceci se passe dans un pays où la
superficie moyenne de
l'exploitation est plus grande
qu'en France, où l'on trouve des
carburants bon marché, ce qui
n'est pas le cas chez nous.
Et
cet effectif a dû s'accroître
depuis en raison des
difficultés.
Ce
dernier, moins fort qu'un cheval
est cependant un tracteur
excellent et économique, capable
de tirer non seulement voiture,
mais aussi charrue, herse,
cultivateur, rouleau, semoir,
houe, faucheuse, pulvérisateur,
déchargeant ainsi son
propriétaire de travaux
pénibles.
Ce qui est un
avantage, mais nettement insuffisant.
J'ai trouvé quelques houes à
bras à outils interchangeables,
qui accélèrent certains travaux,
mais sont très fatigantes pour
l'homme, quoique beaucoup trop
légères pour un âne.
Et
des charrues, herses et autres
outils pour un cheval, des
faucheuses pour deux chevaux,
c'est-à-dire beaucoup trop
lourds pour un grison.
Les
constructeurs, industriels,
artisans, qui entreprendraient
la construction de matériels de
culture légers étudiés pour la
traction de l'âne, et qui le
feraient savoir, vendraient
aisément si nous en croyons les
demandes qui nous sont faites.
Rustica - 25 Février 1951 - J. ENGELHARD.
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Ne
négligez pas la TRACTION de l'ANE.
Vulgarisateur
permanent du petit tracteur que je considère
comme une nécessité, je sais bien que,
parlant de l'âne en ce siècle de progrès, je
vais passer pour un Philistin.
Il
faut voir les choses comme elles sont aux
États-unis, de 1915 à 1945, le nombre des
tracteurs, passant de 50.000 à 2.500.000,
s'est multiplié par 50, pendant que celui
des animaux de trait tombant de 27.500.000 à
12.500.000 ne se divisait que par 2.

Ainsi,
le tracteur
s'ajoute aux
animaux de
trait, accroît
la puissance des
moyens, mais ne
supprime pas les
attelages animés
comme on
voudrait nous le
faire croire.
Or,
chez nous, quoique leur nombre
se soit sensiblement réduit
entre les deux guerres, il y
avait en 1939 environ 200.000
ânes.
Il
y a donc beaucoup de petits
cultivateurs, viticulteurs,
maraîchers, pépiniéristes,
horticulteurs, beaucoup de
propriétaires de châteaux,
maisons de campagne, parcs,
jardins, qui ont un âne.
Mais
si l'âne tire la voiture qui existe, par
ailleurs, dans la plupart des cas, il ne
sert à rien d'autre qu'à transformer
sa nourriture en fumier.
Et cela provient de ce que l'âne étant moins
fort qu'un cheval, mais plus fort qu'un
homme, il n'y a, en dehors de la voiture
construite peur lui par le charron de
village, aucun matériel approprié à ses
possibilités.
A de rares exceptions près, personne ne
semble avoir pensé que quelque 200.000 ânes,
cela représentait un marché important pour
des instruments et machines construits en
séries.

J'ai
cherché au Salon
de la Machine
agricole.
Il
semble qu'en l'état actuel des
choses, il y ait là une lacune
qui valait d'être signalée.
C'est donc rendre service que de
le dire.
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