Un arbre de
Noël n'est
agréable aux
enfants que
si ses
branches
sont
chargées
d'amusants
brimborions
qu'on leur
distribue et
qui les
amusent
souvent
davantage
que des
jouets
délicats et
coûteux.
Il est
facile à
tout
bricoleur de
fabriquer à
très peu de
frais toutes
sortes
d'amusants
bibelots de
ce genre.
Naturellement, on choisira du papier vert dans les papiers marbrés pour registres qu'on vend chez les spécialistes de fournitures pour la reliure, il y a des genres dont on peut faire ainsi le plus heureux usage.
On modèle,
dans un
petit bloc
de plâtre
frais, des
reliefs de
figurines
grotesques,
on laisse
sécher, on
graisse
légèrement
la surface
et on moule
la surface
avec du
plâtre,
l'empreinte
ainsi
obtenue,
après
séchage et
graissage
nous servira
de matrice
pour mouler,
avec de la
pâte à
papier
pressée sur
le creux,
autant
d'exemplaires
que nous
voulons de
la figurine.
La pâte à
papier
moulée,
après
séchage, est
peinte,
chaque
figurine
étant
finalement
munie d'un
fil
d'attache
pour être
suspendue
aux branches
de l'arbre.
Des plumes serviront à former la queue, une houppe étant simulée avec du duvet.
Cette décoration sera très simple : de gros traits noirs avec des taches de couleurs vives, les motifs et scènes étant naturellement reproduits d'après quelque ouvrage illustré de japonaiseries.
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Pour
les
bricoleurs,
ornons
l'Arbre de
Noël avec
des joujoux
vite faits
et peu
coûteux.

De petite arbres supplémentaires qu'on pourra offrir aux enfants, en sorte que chaque assistant puisse emporter son propre arbre, seront construits soit en contreplaqué, soit en fil de fer et en papier.
Le modèle schématique est composé de deux pièces similaires, découpées au canif dans du carton, ou sciées dans des planchettes minces (ou du contreplaqué) avec la scie à découper, deux longs évidements étant prévus dans l'axe pour que les pièces puissent être emboîtées l'une dans l'autre (Fig. 1).

Quant au sapin miniature en papier, il est formé d'une baguette emmanchée à son extrémité inférieure dans un pied en bois, et garnie de fils de fer transversaux, sur lesquels on pose à cheval des bouts de papier pliés et coupés en traits parallèles très rapprochés (Fig. 2).
Des
figurines
amusantes en
forme de
masques, de
pleine lune,
pourront
être moulées
en pâte à
papier faite
avec de
vieux
journaux
déchiquetés,
froissés et
mis à
tremper dans
l'eau
pendant
quelques
jours, après
quoi la
masse est
bien battue
jusqu'à
l'obtention
d'une masse
pâteuse.

Il est facile, et par surcroît très économique, de confectionner en série des claquettes pour les bébés.
Découpons dans une planchette très mince (2 à 4 millimètres d'épaisseur) une réglette mesurant à peu près 25 centimètres de long sur 1 à 2 centimètres de large.
Et coupons à l'extrémité de la réglette deux plaquettes de 3 centimètres de long (Fig. 3).
Enfin découpons dans du papier fort, non froissé, 2 bandes rectangulaires de 3 x 7 centimètres.
Voici faites les pièces détachées de notre jouet, reste à les réunir par un solide collage, réalisé avec de la colle forte ou une bonne colle à froid genre seccotine.
Pour cela, collons à l'extrémité de chacune des bandes en papier une des petites plaquettes en bois.
Puis enduisons de colle, sur une longueur de 15 millimètres, les bouts libres des bandes en papier, du côté opposé à celui qui fut encollé pour fixer les plaquettes, et appliquons la partie encollée sur la réglette, en sorte que les extrémités des plaquettes soient alignées avec une extrémité de la réglette (Fig. 4).
Mettons sous presse, c'est-à-dire posons quelque chose de lourd sur l'ensemble (des livres, par exemple) et attendons que la colle sèche.
La claquette est terminée!

Toute une basse-cour peut être figurée sous la forme d'amusants petits animaux dont les corps sont faits avec des bouchons dont on arrondit au canif les deux extrémités, bouchons dans lesquels on enfonce les bouts, taillés en pointes, d'allumettes formant le cou et les pattes (Fig. 5).
La tête, les pattes seront sculptées dans du liège ou modelées avec de la mie de pain tendre pétrie entre les doigts.

De petites lanternes japonaises seront formées d'une simple feuille de papier fort, convenablement échancrée, pliée, collée, après décoration convenable (Fig. 6).
Une ampoule électrique, ou une bougie, est nichée au milieu de la lanterne.

Des guirlandes tendues entre les branches de l'arbre feront très bon effet.
Pour en obtenir d'un modèle original, procurez-vous un rouleau de tresse de couleur vive, large de 2 centimètres.
D'autre part, taillez des bandes de papier fort larges de 5 à 6 centimètres, d'une couleur à votre choix, plissezles en plis de même dimension, collez-les bout à bout, comme vous avez cousu un tresse et pratiquez dans la bande des incisions par lesquelles passera la tresse de coton.
Vous
aurez
ainsi
une
guirlande
(Fig.
7)
que vous
pourrez
suspendre
en lui
donnant
toutes
les
directions
possibles,
sans
crainte
de
déchirures.

Les moulins à vent du Modèle bien connu manquent peut-être un peu d'originalité, mais ils sont si faciles à confectionner, et ils fonctionnent si bien qu'il faut en faire quelques-uns!
Coupez en carré une feuille de papier de couleur un peu fort, tracez les deux diagonales de ce carré au crayon ou par un pli et coupez suivant ces diagonales jusqu'à 2 centimètres environ du centre (Fig. 8).
Rabattez sur le centre l'angle gauche de chacun des 4 secteurs et piquez une épingle au travers des 4 pointes ainsi rabattues.
Coupez
un bouchon
en 2,
enfoncez
dans une des
moitiés la
pointe de
votre
épingle et
collez-la
par l'autre
face sur une
règle.
Votre moulin
est prêt à
fonctionner.

Une autre forme de moulin à vent peut être réalisée en enfonçant les pointes de plumes dans un bouchon dont l'axe est percé d'un trou au moyen d'une vieille aiguille à tricoter dont on chauffe au rouge une extrémité.
Dans ce trou passe une épingle qui fixe le a rotor . sur une baguette (Fig. 9).
On aura soin de disposer le plan des plumes obliquement par rapport au plan de rotation de cette minuscule éolienne.

Un moyen d'utiliser les vieilles boîtes en carton, c'est d'y découper les pièces de puzzles, pièces que l'on enfermera dans de petits sachets munis d'une étiquette sur laquelle on inscrira:
«Assemblés en bon ordre, les morceaux de carton doivent former une croix, un carré.
Chaque pièce sera (Fig. 10) munie d'un croquis à repères pour venir en aide à ceux qui a auront donné leur langue au chat.


Voulez-vous faire des poupées?
Rien n'est plus facile, à condition, bien entendu, de limiter son ambition à la réalisation de fantoches simplifiés!
Dessinez sur une noisette les traits du visage, et percez à la vrille un trou dans lequel pénétrera, à force, un fil de fer "corps" supportant les fils de fer "bras" et "jambes".
Habillez ces squelettes avec une bande de tissu, puis complétez la toilette par un kimono découpé dans quelque chiffon de soie : et vous avez une délicieuse mousmé (Fig. 11 et 12).

Vous avez certainement dans le coin de la boîte ouvrage des bobines débarrassées de leur fil.
Pour les transformer en sifflet, la bobine étant dégagée de son épaulement à une extrémité, on pratique une encoche afin de permettre le passage de l'air soufflé dans l'ouverture (Fig. 13) ceci afin d'obtenir ta production d'un son, d'autant plus aigu que l'ouverture sera plus petite.
Dans la lumière du sifflet, on enfonce une petite pièce de bois cylindrique avec un plat pour permettre le passage de l'air soufflé.
L'autre extrémité de la bobine doit être fermée par un tampon.
Il
est
pratique
de
constituer
ce
tampon
avec un
manche,
celui-ci
étant
terminé
à
l'extrémité
par un
anneau
de
fixation,
piton 2
vis par
exemple.
Le tenon
de
fermeture
de
l'intérieur
de la
bobine
est
alors
solidaire
du
manche
du
sifflet.

Enfin,
voici
d'originaux
oiseaux
en
plein
vol,
qu'on
suspendra
par
un
fil
dans
la
verdure
du
feuillage
(Fig.
14).
Ce
pliage,
populaire
dans
les
écoles
nippones,
est
fait
en
partant
d'un
carré
de
papier,
plié
selon
les
diagonales
et
selon
des
lignes
à
égales
...
...
distances
des bords (a),
tous les
plis étant
bien
marqués, de
façon à
former des
marques
qu'on pourra
repérer plus
tard.
Ceci
fait,
replier un
des bords
selon une
diagonale en
marquant
avec l'ongle
le pli formé
de la sorte
(b),
et on opère
de même sur
tous les
côtés.
Puis on plie
selon une
ligne centrale
médiane de
sorte que de
chaque côté,
il se forme
des replis
intérieurs (c).
On prend
alors avec
chaque main,
une des
cornes
terminales
et on les
rapproche
pour les
réunir, ce
qui provoque
le repli des
petits
triangles du
haut et
l'obtention
d'une sorte
d'engrenage
de flèche à
4 ailettes (d).
On étale à
plat, et on
rabat vers
la partie
inférieure
le triangle
supérieur,
l'opération
étant
renouvelée
sur chaque
face.
On met à
plat et on
façonne les
2 ailettes
aplaties en
repliant 1
seule fois
le côté
queue et 2
fois le côté
tête.
Ceci
fait, il
suffit de
poser
l'oiseau
dans le sens
normal et de
baisser
chaque aile,
puis
d'aplatir un
peu la
pointe de
pyramide
formant le
dos pour
obtenir le
simili-volatile
(f).
Faits en
papiers de
diverses
couleurs,
avec des
carrés de
différentes
tailles, ces
oiseaux
orneront
fort
joliment
l'arbre de
Noël.
Rustica -
22 Décembre
1946
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