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les éleveurs se demandent
avec inquiétude comment résisteront leurs oiseaux, et si la ponte,
notamment, ne va pas faiblir, ou, même, cesser complètement.
Et, d'autre part, s'il y a lieu de chauffer leur local, comment s'y prendre
et quel combustible adopter ?
Évidemment, les inconvénients sont tels, pour tous, qu'on ne sait plus à quoi se résoudre.
Quant
au chauffage électrique, il est si coûteux
d'installation et de fonctionnement qu'il est inutile d'y penser.
Chacun, donc, s'interroge sur les voies et moyens, mais personne ne semble
mettre en doute l'utilité, voire la nécessité de ce chauffage.
Or, c'est cependant bien la première et même la seule question à se
poser.
Quel avantage en retireront bien nos poules ?
Et, dans l'affirmative, sera-t-il inférieur ou supérieur aux dépenses
consenties pour le leur procurer ?
Seule, semble-t-il, l'expérience pourrait, après coup, nous renseigner sur
ce point.
Eh bien, mais elle a été faite, cette expérience, et pas une, mais
maintes fois.
Or, à notre connaissance, il n'y a jamais eu un oeuf de plus, ni un malade
de moins, dans les poulaillers chauffés que dans ceux qui ne l'étaient
pas.
...
mais avec la balance des comptes, la conclusion en découle
d'elle-même : quels que soient les froids, on n'a aucun intérêt à
chauffer les poulaillers.
Que les cœurs se rassurent - déjà par sa nature, et aussi grâce à l'air
qu'il immobilise sous lui, le plumage est bien un excellent manteau
protecteur contre le froid.
De plus, comme chez tous les oiseaux, la respiration, très active chez les
poules, leur vaut une température nettement supérieure à la nôtre,
donc un moyen de défense meilleur que le nôtre contre le froid.
Enfin, les poules ont pour règle de dormir sur les perchoirs les plus
hauts, c'est-à-dire au niveau le plus chaud du local, où elles savent
d'ailleurs fort bien se grouper en formation serrée pour se réchauffer
mutuellement aux heures les plus froides de la nuit.
... les poules
exigent en permanence un large approvisionnement en air pur.
L'atmosphère confinée à laquelle on les condamne en calfeutrant
soigneusement leur local sous prétexte de les protéger du froid leur
est très nuisible, en effet, à la fois par le manque d'oxygène et par
l'élévation du taux de gaz carbonique, produit de la respiration.
... pays dont les hivers sont autrement rudes et longs
que les nôtres, et où cependant l'aviculture est intensément et fort
intelligemment conduite, non seulement on ne chauffe, ni ne calfeutre
les poulaillers, mais on leur laisse, en tout temps, une large ouverture
par où l'air pénètre sans arrêt.
Fermée par un grillage, cette ouverture est simplement recouverte, quand il
gèle, d'une toile grossière en une ou deux épaisseurs.
C'est tout, et
c'est suffisant puisque le résultat est excellent.
... elles redoutent énormément les
courants d'air et l'humidité.
Il importe
donc beaucoup de supprimer les premiers en aveuglant soigneusement
toutes les fentes et fissures des parois et du toit des poulaillers, et
de les préserver de l'autre en empêchant nos oiseaux de sortir par
temps de neige ou de gelée, de pluie ou de brouillard.
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Chaque fois que les hivers sont un peu rudes ...
Brasero, poêle, fumier en fermentation ?
Comme on ne fait pas de l'élevage avec du sentiment ...
Mais, précisément parce que leur respiration est très active ...
Au Canada, par exemple ...
Mais si les
poules ne craignent pas le froid ...
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