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Le 18e jour après
la ponte du premier oeuf ...
...
l'éclosion va se
produire suivant le processus bien connu et charmant du bébépigeon perçant sa
coquille à coups de son petit bec.
Quelquefois
l'opération est laborieuse
et, au lieu d'être terminée dans la journée où
le bêchage s'est produit,
demande une nuit ou une demi-journée
supplémentaire.
Je n'y attache qu'une
importance secondaire si le pigeonneau
manifeste dès les premières heures une belle
vitalité. Dans le cas contraire, il est rare
que je le conserve.
Quelquefois l'éclosion
ne se produit pas et la mort survient par épuisement.
On m'a souvent posé la question
...
...
de savoir
comment aider à une naissance difficile.
Il
n'y a là aucun mystère et il en
est des oeufs de pigeonne comme des oeufs de
poule.
Il faut, avec beaucoup de prudence, à l'aide d'une brindille de bois par exemple,
enlever les écailles produites par le
bêchage sur une longueur de 2 ou 3 millimètre
juste à l'endroit où est présumé se
trouver le bec de l'oisillon au moment de
l'opération.
Celui ci est entouré d'une enveloppe qu'il faut bien se garder de toucher,
car elle saignerait immédiatement et il serait
inutile de conserver un oiseau né dans ces
conditions ... pour autant qu'il
naisse, à la suite de cette blessure grave pour
son minuscule organisme.
Les deux oisillons sont
maintenant de minuscules ...
...
boules de duvet
avec une tête disproportionné, les lobes des
yeux recouverts des paupières fermées et
la nature a merveilleusement prévu la première
nourriture qui
leur est indispensable.
Deux jours
environ avant l'éclosion, le jabot des parents
va sécréter une bouillie blanchâtre et
ceux-ci, prenant
leur bec, jusqu'à la gorge, le bec de leur petits vont, par des
mouvements doux et saccadés, remplir les
minuscules jabots.
Le père et la mère se
relaieront dans ce délicat travail vendant les 8 premiers
jours de la naissance.
Vers
le 9ème jour, quelquefois avant, ils rempliront
de graines leur
jabot
et nourriront à graines jusqu'à ce que
leurs petits soient eux-mêmes capables de s'alimenter seuls, c'est-à-dire vers le 25ème
jour.
C'est en observant la croissance des
jeunes ...
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que le colombophile s'assurera d'une bonne
venue et mettra de son côté toutes
les chances de succès pour la carrière des
futurs voyageurs.
Ceux-ci ne doivent souffrir ni de la faim, ni du
froid pendant toute la période de croissance et
de sevrage.
La sensibilité des jeunes au nid est
extrêmement grande et c'est pourquoi le
colombier d'élevage doit être conçu et conduit
uniquement avec l'objectif essentiel - disons
même unique - la protection contre le froid,
la nourriture abondante el variée, le développement optima.
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