la
femelle aura pondu ses 2 œufs vers le 25,
soit dix jours
après les premiers rapprochements.
Rien n'est plus facile et
la seule observation des oeufs suffira presque toujours.
...
ont une teinte blanc-rosé bien connue.
Vers le 4ème et le 5ème jour, si le
germe commence à se développer, la coque prendra une teinte
mate, striée de veinules grisâtres.
Voilà très souvent une
indication suffisante.
Il en est une autre, péremptoire celle-là et qui consiste à mirer l'oeuf de la façon la
plus simple qui soit.
La nuit venue, allez au colombier avec
votre lampe électrique de poche.
Prenez l'oeuf à examiner,
maintenez-le avec précaution devant l'ampoule et très près
de celle-ci.
Si l'oeuf est bon vous verrez distinctement le
germe très développé de la grosseur d'un petit pois se
mouvoir lentement et des filaments nerveux, couleur de
sang, se ramifier tout autour.
Il y a tout lieu de penser
que, si rien ne vient contrarier la couvaison, la naissance se fera
à bonne date.
Si l'oeuf est mauvais,
c'est-à-dire non fécondé, il gardera une apparence claire
sans germe ni filaments.
...
l'éclosion va se
produire suivant le processus bien connu et charmant du bébépigeon perçant sa
coquille à coups de son petit bec.
Quelquefois
l'opération est laborieuse
et, au lieu d'être terminée dans la journée où
le bêchage s'est produit,
demande une nuit ou une demi-journée
supplémentaire.
Je n'y attache qu'une
importance secondaire si le pigeonneau
manifeste dès les premières heures une belle
vitalité. Dans le cas contraire, il est rare
que je le conserve.
Quelquefois l'éclosion
ne se produit pas et la mort survient par épuisement.
...
de savoir
comment aider à une naissance difficile.
Il
n'y a là aucun mystère et il en
est des oeufs de pigeonne comme des oeufs de
poule.
Il faut, avec beaucoup de prudence, à l'aide d'une brindille de bois par exemple,
enlever les écailles produites par le
bêchage sur une longueur de 2 ou 3 millimètre
juste à l'endroit où est présumé se
trouver le bec de l'oisillon au moment de
l'opération.
Celui ci est entouré d'une enveloppe qu'il faut bien se garder de toucher,
car elle saignerait immédiatement et il serait
inutile de conserver un oiseau né dans ces
conditions ... pour autant qu'il
naisse, à la suite de cette blessure grave pour
son minuscule organisme.
...
boules de duvet
avec une tête disproportionné, les lobes des
yeux recouverts des paupières fermées et
la nature a merveilleusement prévu la première
nourriture qui
leur est indispensable.
Deux jours
environ avant l'éclosion, le jabot des parents
va sécréter une bouillie blanchâtre et
ceux-ci, prenant
leur bec, jusqu'à la gorge, le bec de leur petits vont, par des
mouvements doux et saccadés, remplir les
minuscules jabots.
Le père et la mère se
relaieront dans ce délicat travail vendant les 8 premiers
jours de la naissance.
Vers
le 9ème jour, quelquefois avant, ils rempliront
de graines leur
jabot
et nourriront à graines jusqu'à ce que
leurs petits soient eux-mêmes capables de s'alimenter seuls, c'est-à-dire vers le 25ème
jour.
...
que le colombophile s'assurera d'une bonne
venue et mettra de son côté toutes
les chances de succès pour la carrière des
futurs voyageurs.
Ceux-ci ne doivent souffrir ni de la faim, ni du
froid pendant toute la période de croissance et
de sevrage.
La sensibilité des jeunes au nid est
extrêmement grande et c'est pourquoi le
colombier d'élevage doit être conçu et conduit
uniquement avec l'objectif essentiel - disons
même unique - la protection contre le froid,
la nourriture abondante el variée, le développement optima.
Le
moindre abandon par les parents plus longtemps
que la normale, ralentira les fonctions de
croissance et les marques en seront visibles
sur les ailes, notamment par la présence de
stries barrant toute la largeur des plumes à la
même distance des tuyaux.
C'est une des raisons pour lesquelles il faut, en principe, élever
seulement lorsque la saison des froids est
passée.
Dans la nature, en est-il
autrement?
Un autre moment délicat est la période du
sevrage.
Les jeunes, habitués à être nourris,
chercheront avec inexpérience leur nourriture
et seront insuffisamment gavés pendant un jour
au deux.
Il faudra donc veiller à les nourrir à la main
le soir avec quelques féveroles gonflées dans
l'eau.
Vers le 22e
jour, au colombier d'élevage, tous les jeunes
sont descendus sur le plancher.
Ils ne tardent
pas à se grouper dans une case vide aménagée à
même ledit plancher où lés parents viendront
les nourrir indistinctement, les meilleurs
nourriciers s'en donnant à coeur joie, les
moins bons nourriciers y trouvant leur
compte.
Les jeunes s'habitueront plus vite à
reconnaître la mangeoire, l'abreuvoir et la
période du sevrage passera sans à-coups.
Essayez cette méthode si votre colombier s'y
prête et vous en serez satisfaits.
...
veiller à ce que
!e gravier et le sel se trouvent en suffisance,
un peu de verdure hachée ou d'orge germée une ou
deux fois la semaine et le départ sera bien pris
pour la nouvelle saison.
Rustica - M. Poulain -
26 Mars
1950
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L'accouplement avant été réalisé vers le 15 mars,
Certains amateurs voudraient savoir, sans plus
attendre, si les oeufs sont bons afin de ne pas laisser
couver inutilement les parents.
Ceux-ci,
fraîchement pondus ...
Le 18e jour après
la ponte du premier oeuf ...
On m'a souvent posé la question
...
Les deux oisillons sont
maintenant de minuscules ...
C'est en observant la croissance des
jeunes ...
La
poussée des
plumes doit s'effectuer de façon parfaite.
Une autre méthode est celle que j'emploie le
plus fréquemment avec satisfaction.
Redoubler de soins de propreté
...
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