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Sa
confection
Commencez par brasser soigneusement le tas
provisoire puis, par petites fourchées, montez le
compost sur son aire par couches successives
obliques.
II est très pratique de s'aider pour cela d'un
fagot, d'une botte de paille ou de planches que l'on
place au bout du tas et où viennent s'appuyer les
premières couches.

Faites se chevaucher ainsi autant de couches que
vous le désirez de façon à maintenir le tas à
hauteur constante, en délitant les paquets qui
auraient pu se former pour bien aérer les matériaux.
Vous pouvez ainsi incorporer au tas, au fur et à
mesure de son élaboration, des roches broyées, des
phosphates naturels ou, pour réaliser un bon
ensemencement bactérien, du fumier très décomposé et
un peu de la terre réservée à cet effet en les
saupoudrant sur la face externe de chaque couche,
lorsque celle-ci atteint une trentaine de
centimètres d'épaisseur.
Il est aussi très bon de disposer de même manière
les mauvaises herbes au milieu du tas où les graines
seront détruites.
Si les matériaux sont trop secs, il faut arroser le
tas mais sans le détremper.
Si, à l'inverse, ils sont trop humides, aérez-les
bien en les secouant à la fourche et entassezles
par petites quantités.
Le tas ne doit d'ailleurs pas être foulé, le poids
des couches l'une sur l'autre assurant seul une
cohésion suffisante de la masse.

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Donnez
de préférence une forme trapézoïdale ...
...
plutôt que
triangulaire à la section du tas.
On évite ainsi des différences trop
marquées d'humidité ou de temps de
fermentation entre la crête et la base
du tas.
D'autres pratiques de compostage
consistent à superposer des couches
horizontalement ou en « dos d'âne» ou à
donner au tas des formes et des
dimensions particulières très précises.
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