LES BASSES-COURS FERMIÈRES.

 

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LES BASSES—COURS FERMIÈRES.

 

L'agriculture a été très durement touchée par la crise économique que nous traversons et l'ère des bénéfices faciles est passée, il est mêne à craindre qu'elle ne revienne pas de si tôt.

 

Tant que la culture et l'élevage du bétail suffisaient amplement à la vie des cultivateurs, ceux-ci étaient excusables de considérer leur basse-comme une chose absolument secondaire qui ne valait pas la peine que l'on daigne s'en occuper.

Aujourd'hui. le même raisonnement ne serait pas de mise parce qu'il n'y a plus de petits profits et, quand j'écris " petits ", je suis assez modeste.

Une basse-cour d'une cinquantaine de pondeuses, pouvant laisser, en effet, un bénéfice net de 1.500 à 2.000 francs, cette somme ne me parait pas négligeable à l'heure actuelle.

 

J'ai pris cet exemple d'une 50taine de pondeuses parce qu'il représente à peu près l'importante de la majorité de nos basses-cours fermières, exception faite pour les pays producteurs de grains : Beauce et Brie, dont les fermes comptent souvent plusieurs centaines de volailles.

Restons-en à ce chiffre moyen de 50 poules et voyons comment diriger une telle basse-cour.

 

 

Habitation.

 

Il ne faut pas songer à obtenir une ponte régulière et plus particulièrement une bonne ponte d'hiver, si l'en ne veut pas donner à ses pondeuses un logement sain et confortable, chaud et sec.

C'est une dépense à faire, mais elle est indispensable.

 

Un poulailler pour 50 pondeuses, c'est-à-dire avec les coqs environ 60 volailles, doit avoir une superficie de 20 mètres carrés, par exemple 4 m. x 5 m.

 

Le mieux serait évidemment de disposer d'un bâtiment répondant à ces conditions, mais il est bien rare que dans une ferme, on puisse réserver un tel local sur les bâtiments existants et presque toujours il faut se résoudre à construire un poulailler.

 

La Meilleure orientation à donner est le sud-est, puis l'est, ou le midi.

Jamais ni le nord d'où viennent les vents froids, ni l'ouest d'où viennent les pluies.

Les parois seront en bois de 24 mm d'épaisseur.

 

On emploiera de préférence des planches bouvetées, sinon il faudra mettre de larges couvre-joints.

Comme hauteur arrière entre le sol et le plafond 160 cm. seront suffisants.

 

La hauteur de la façade dépend de la pente du toit.

Dans les pays pluvieux, il faut donner une pente d'au moins 24 cm par mètre, ce qui fait, pour un poulailler ayant 1.60 m. à l'arrière et 4 m. de profondeur, une hauteur en façade de 260 cm.

 

Deux fenêtres en façade sont largement suffisantes, elles doivent être à 50 cm. du sol, de façon à bien éclairer et leur superficie totale doit représenter environ un tiers de la surface de la façade.

 

Exemple :

 

surface de la façade 260x5, soit 13 m², superficie des deux fenêtres 13 : 3, soit 4 m. 50 environ.

Dimensions de chaque fenêtre 125x 180, sait 2.25 m2.

 

La porte sera aménagée dans un des cotés.

 

Comme toiture, des plaques ondulées en tôle ou en fibrociment avec un sous-plafond sous solives en voliges de sapin ou en contreplaqué.

Ce sous-plafond est indispensable si l'ou veut que le bâtiment soit chaud.

 

Le sol sera cimenté ou empierré ; si l'on se trouve dans un pays très humide, il sera préférable de faire un plancher de façon que la paille du poulailler reste toujours sèche.

 

L'aménagement intérieur est fort simple.

 

Dans le fond à 0 m. 80 du sol on établira un plancher à dejections, large de 1 m. environ.

Au-dessus, on disposera 2 ou 3 perchoirs parallèlement au fond du poulailler et au-dessous les nids.

 

Plancher, perchoirs et nids doivent être mobiles de façon à pouvoir être enlevés pour des fréquents nettoyages très méticuleux, car ils constituent les cachettes préférées des parasites des volailles.

 

La planche à déjections pourra être constituée par une simple plaque de fibrociment posée sur des supports.

Comme perchoirs, je conseille de prendre des chevrons de 4 x 5 de section dont on arrondira les angles au rabot.

Quant aux nids que l'on pourra faire en bois, on donnera, par case, les dimensions suivantes: hauteur 40 cm, largeur 30 cm, profondeur 35 cm.

 

 

Comment débuter ?

 

J'ai déjà eu l'occasion de vous parler des différentes rares de poules pouvant convenir à une basse-cour fermière, ce sont toutes des races deux fins: ponte et chair, et en général des races de poids moyen, car l'on aime, dans les campagnes, les gros poulets.

 

Les meilleures sont à mon avis: la Sussex est une remarquable pondeuse d'hiver, et la Gâtinaise.

La Bresse pourrait également convenir pour la chair, mais c'est une poule de taille très moyenne pour la ponte.

 

La meilleure façon de débuter est d'abord de faire table rase de son ancienne basse-cour et d'acheter des œufs à couver ou à des poussins d'un jour d'une des

races précitées.

L'incubation et l'élevage artificiels deviennent nécessaires pour une basse-cour de cette importance qu'il faut renouveler par moitié tous les ans, car il ne faut pas oublier que la ponte décroit dés la seconde année et qu'une pondeuse de troisième année ne paie plus sa nourriture.

 

Les fermières n'ont pas le temps de s'occuper de la sélection de leurs poules et ont beaucoup plus d'avantages à acheter tous les ans quelques douzaines oeufs ou de poussins d'un jour, dans un élevage sérieux de leur contrée.

 

Pour celles qui préfèrent faire elles-mêmes leur incubation, il leur faut une petite couveuse de 65 ou 120 œufs et une éleveuse au charbon ou au pétrole (aujourd'hui électrique).

Celles qui jugent plus simple de n'acheter que des poussins d'un jour n'ont besoin que d'une éleveuse.

 

La question très importante est de faire les couvées à l'époque voulue, c'est-à-dire au début de février pour des races demi-lourdes, et en mars pour la Bresse.

 

 

Alimentation.

 

Nous touchons là un point assez délicat, car en général, dans les fermes, les volailles sont uniquement nourries au grain et cette alimentation est absolument insuffisante pour assurer une ponte régulière.

 

Il faut donner tous les jours aux volailles une pâtée (sèche ou humide) contenant tous les éléments constitutifs de l'oeuf.

Cette pâtée peut être achetée toute préparée.

Cette pâtée sera donnée sèche dans des trémies ouvertes, toute la matinée à la disposition des volailles.

 

Le soir, distribution de grains dont on variera l'importance suivant les saisons; car, après les récoltes, les volailles en liberté trouvent facilement elles-mêmes les grains qui forment le complément de la pâtée et, pendant 2 ou 3 mois, il est même parfois possible de supprimer la ration du soir.

 

De bonnes poules, issues de pondeuses sélectionnées, peuvent donner une

moyenne de 160 à 180 œufs par an, dont 40 à 50 l'hiver.

Il n'y a qu'à faire le rapport entre ces chiffres. et ce que vous produit actuellement, votre basse-cour de poules communes, vous verrez ainsi que, malgré les dépenses à engager, l'opération n'est pas négligeable.

 

A. BELLÉME. Rustica février 1933.

 

 

 

 

 

 

 

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