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L'alimentation industrielle
Autrefois,
sa vieille mère, sa femme, ses enfants ou ses domestiques partaient à
la cueillette des herbes le panier au bras.
Aujourd'hui,
sa femme travaille au bureau, ses enfants collectionnent les diplômes
et plus personne n'a le temps de s'occuper des lapins.
Et
pourtant les clapiers deviennent de plus en plus importants... car la
vie est chère et il faut gagner toujours plus.
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Il
a donc fallu adopter des méthodes nouvelles permettant de réduire
à presque rien la main-d'œuvre.
Le
cuniculteur qui élève aujourd'hui ses lapins dans des cases
entièrement grillagées n'a plus de litières sales à retirer,
de planches à récurer et javelliser.
Crottes
et urine passent à travers le grillage et servent (reçues dans
des bacs de terre fine ou de sable) à faire de l'engrais de
jardin.
Chaque
case est munie d'une trémie automatique pour l'aliment en cubes
ou granulés la dimension de cette trémie permet à certains éleveurs
de partir en voyage pour quatre ou cinq jours, voire une
semaine, sans avoir à redonner quoi que ce soit à leurs élèves.
Le
foin est contenu dans de vastes râteliers. |
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Quant
à la distribution d'eau, elle est, dans tous les élevages un
automatique.
Eau
courante avec système goutte-à-goutte.
Ainsi
les lapereaux tètent toujours de l'eau fraîche et propre, ce qui est
un grand avantage quand on sait combien les restes d'eau souillée
causent de maladies.
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L'aliment
complet dans
cette méthode simplifiée et automatique doit être riche en
vitamines. ,
Le
manque de vitamines A
cause la non-résistance au coryza, les maux d'yeux, la stérilité,
la paralysie.
La
vitamine A donne de l'appétit, une bonne peau, une bonne
fourrure, elle procure de belles portées de lapereaux.
Le
manque de vitamines B cause la faiblesse
des pattes, le manque de vitalité des jeunes.
Elle
est nécessaire à un rapide développement musculaire.
Le
manque de vitamines C provoque
les infections, les enflures des articulations, la perte d'énergie,
la mauvaise ossature.
C'est
pourquoi, quelle
que soit la méthode employée, je cuniculteur doit s'assurer
que ses lapins reçoivent des vitamines en quantité suffisante
soit par l'emploi d'un aliment concentré riche, soit (s'il
donne le mélange son + avoine + orge parties égales et foin en
râtelier) en ajoutant à ce mélange un complément : vitamines
+ minéraux, car n'oubliez pas que les minéraux, eux aussi ,
sont indispensables.
Les
jeunes lapereaux ont besoin de fer, de sodium, de potassium, de
calcium, de phosphore.
Ils
trouvent tout cela dans le lait maternel, mais lors du sevrage
il ne faut pas qu'ils en soient privés.
90
p. 100 du squelette est formé de calcium et de phosphore. |
Ceux-ci
étaient autrefois (et sont actuellement encore dans la méthode fermière)
fournis par les verdures et les branchages sauvages ou cultivés.
Si
vous n'en distribuez pas, il faudra que les granulés soient riches en
minéraux et que l'on donne en plus du bon foin récolté vert,
coupé quand
il ne mesurait pas plus de 10 centimètres, correctement séché et,
surtout, sans poussière ni moisissure.
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Enfin,
les granulés doivent contenir toutes les protéines
nécessaires,
c'est dire qu'il faut adopter l'aliment complet d'une des
grandes maisons d'alimentation animale qui ont fait leurs
preuves et ont, à côté de leur fabrique, des fermes expérimentales
où leurs productions (qu'il s'agisse d'aliment complet ou
d'aliments complémentaires) sont longuement et minutieusement
essayées sur les animaux avant d'être commercialisées.
Aux
U. S. A., les formules d' «aliment complet » varient selon
leur destination : jeunes au sevrage, reproducteurs, lapins au
repos ou engraissement.
En
France, nos meilleures maisons fournissent, en général, deux
types d'aliments pour lapins :
-
l'aliment
complet type intensif ;
-
l'aliment
complémentaire type fermier. |
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Faut-il
donner les granulés complet à discrétion ou rationner ?
Voici
une question qui nous est souvent posée.
La
réponse est facile à donner.
Il
faut donner à discrétion aux
animaux en production, c'est-à-dire aux femelles gestantes ou allaitant
et aux lapereaux destinés à la boucherie.
Pratiquement,
les mères sont toujours à un stade quelconque de production si l'on
adopte le cycle des quatre portées par an.
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Mises
au mâle début de janvier, d'avril, de juillet et d'octobre, avec
sevrage le soixantième jour et remise au mâle instantanée.
Néanmoins,
il faut toujours surveiller leur état d'engraissement, car celui-ci
risque d'être nuisible à la fécondité
-
Il faut donner avec rationnement aux
mâles : 100 à 130 grammes par jour selon les races, et aux élèves de
plus de quatre mois : 100 à 150 grammes.
N'omettez
pas de donner de la paille à discrétion, la paille d'avoine étant la
meilleure.
Et
surtout n'oubliez jamais que les changements de régime alimentaire
quels qu'ils soient doivent être progressifs.
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Que vos lapins ne manquent jamais d'eau.
Si
vous n'avez
pas l'eau courante dans les cases, remplissez les abreuvoirs deux fois
par jour.
Sachez
qu'une lapine et sa portée consomment 4 litres d'eau par jour par temps
chaud.
Le
Chasseur Français - N°838 - Décembre 1966.
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