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LA DÉFENSE DU JARDIN
Au
potager biologique la lutte antiparasitaire est
rarement offensive et ne vise pas à l'extermination.
L'écologie et le bon sens enseignent d'ailleurs
qu'il n'est pas souhaitable de porter atteinte
brutalement aux équilibres naturels, car les
conséquences sont presque toujours plus graves que
l'inconvénient initial.
C'est pourquoi le bio-jardinage favorise le maintien
d'une flore et d'une faune variées, en particulier
les oiseaux.
Prévenir
et non guérir
Beaucoup de maladies disparaissent complètement dès
que le mode de fertilisation et la nature organique
de l'engrais sont bien employés.
La
plupart des plantes, bien nourries au lieu d'être
gavées, deviennent en effet plus résistantes aux
attaques des insectes et aux maladies.
L'escalade dans l'emploi de produits
phytosanitaires est ainsi évitée dès la préparation
du sol et la fertilisation, et les graves dangers
d'intoxication dus à ces produits sont inexistants.
Une
bonne pratique ...
...
de
la rotation des cultures et l'emploi des multiples
propriétés végétales limitent considérablement
d'autre part la permanence et l'ampleur des
agressions.
Apprendre
à connaître la nature
Il
faut se garder à ce propos de la manie qu'ont
certaines personnes de sauter sur leur arsenal de
poudres, de bouillies, de pulvérisateurs à la simple
vue d'un insecte sur une feuille de haricot ou d'une
tache bizarre sur une tomate.
Le
niveau de leurs connaissances entomologiques étant
la plupart du temps très rudimentaire, elles
parviennent ainsi à créer de toutes pièces, par leur
comportement irrationnel, des conditions
environnantes infiniment plus préjudiciables à la
qualité des produits potagers que ne l'auraient été
la présence d'un inoffensif et magnifique scarabée
ou la brûlure provoquée par l'action combinée du
soleil et d'une goutte d'eau sur le beau fruit
rouge.
Le
jardinage biologique ...
...
n'est pas pour autant un jardinage négligé,
malpropre, où l'on s'en remet au bon vouloir de
l'ordre naturel.
Il
faut bien entendu agir et réagir aux conquêtes
territoriales de certains végétaux ou à la boulimie
de quelques animaux.
Mais cela peut se faire la plupart du temps, au
moyen de techniques naturelles ingénieuses, simples
et efficaces, et ne présentant pas de danger pour
l'utilisation ou l'environnement.
LES
MAUVAISES HERBES
Leur présence dans tout le jardin n'est pas
inexplicable dans la mesure où elles y ont toujours
un rôle équilibrant.
On
a même pu dire d'elles qu'elles étaient « les bonnes
herbes des mauvais jardins» car elles ont
au moins une action naturelle favorable : elles couvrent le
sol et y restituent les éléments qui lui font
défaut, un peu comme si la terre se soignait seule
de façon homéopathique.
Bien sûr, le potager étant aussi un milieu économique
artificiel il est nécessaire d'y contrôler leur
prolifération.
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Vous
pouvez de toute façon ...
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y parvenir par des sarclages et en utiliser le produit pour
le compostage en tas ou en surface, ou
le mulching.
N'attendez pas que ces mauvaises herbes
aient atteint leur complet développement
pour en réduire le nombre: la plupart
d'entre elles ont une rapidité de
reproduction et de dispersion
remarquable. |
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