Voici encore
un élevage
qui demande
de l'espace
et un
logement
spacieux
ainsi que
des
pâturages.
Le dindon
est gros
mangeur et
recevra 5 à
6 repas par
jour pendant
la période
d'engraissement,
laquelle
n'excédera
pas 5
semaines.
Il sera
placé dans
un local
obscur, avec
une bonne
litière de
paille
fraîche et
douce.
L'engraissement
rationnel
(celui qui
seul nous
intéresse)
sera réalisé
par :
1°- Rations
habituelles
de graines
et de
verdure ;
2°-
Distribution
de pâtées
hachées, à
base de
pommes de
terre
cuites, de
betteraves
coupées
menu, de
farines
quelconques,
et cependant
15 jours.
Les 15 jours
suivants,
l'animal ne
recevra plus
que de la
pâtée.
Enfin, dans
la dernière
semaine, et
après qu'il
aura avalé
sa pâtée, on
lui fera
prendre
après chaque
repas, 1,
puis 2, puis
3 boulettes
de la
composition
suivante :
délayer dans
du lait
caillé de la
farine de
maïs et des
pommes de
terre
écrasées,
pétrir ce
mélange et
le façonner
en pâtons de
la grosseur
du doigt et
de 5
centimètres
de longueur.
Au moment de
l'empâtement,
tremper les
pâtons dans
du lait ou
de l'eau,
afin d'en
faciliter le
glissement
dans le
osier, puis
faire avaler
à l'oiseau 1
ou 2
cuillerées
de lit.
Le dindon
étant tenu
entre les
genoux, la
tête nous
faisant
face, nous
lui
ouvrirons le
bec avec
précaution,
et nous lui
introduirons
le pâton
dans le
gosier, en
ayant soin
de ne pas
soulever sa
langue, ni
de le
blesser avec
nos ongles.
Nous ferons
descendre
les pâtons
dans
l'estomac en
caressant
doucement,
avec le
pouce et
l'index,
tout le long
du cou de
l'animal,
puis nous
lui ferons
avaler une
cuillerée de
lait.
Notons
toutefois
qu'au point
de vue
gastronomique
la chair de
la dinde est
plus fine,
et partant
plus
recherchée
que celle du
dindon.
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LE
DINDON
Aussi
n'envisagerons-nous
pas ici
l'élevage
proprement
dit de cet
animal,
élevage
assez
délicat à
cause de la
crise du
rouge qui se
déclare chez
les jeunes
sujets vers
2,5 mois ou
3 mois.
Nous
nous
contenterons
d'acheter 1
ou 2
dindonneaux
de cet âge,
que nous
choisirons
soit noirs
(race de
Sologne),
soit blancs
(race du
Gâtinais),
dont nous
terminerons
l'éducation
de façon à
ce qu'ils
puissent
nous fournir
le plat
traditionnel
des grandes
fêtes
d'hiver.

Nous
logerons nos
élèves à
part (car
ils ont
mauvais
caractère et
troublent la
basse-cour)
dans un
hangar
spacieux,
bien
éclairé,
muni de
perchoirs
élevés, et
nous les
nourrirons
jusqu'en
septembre
avec des
graines et
des verdures
en
abondance.
ENGRAISSEMENT
Nous
obtiendrons
ainsi une
succulente
volaille,
grasse à
souhait, et
pesant
environ 4 à
4kg500 si
c'est une
femelle, 7
kilogrammes,
en moyenne,
si c'est un
mâle.
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