On
Que de
maisons, de
fermes
isolées et
encore
malheureusement
de petites
villes
perdent la
plus grande
partie de
leur valeur
par manque,
d'une eau
vraiment
potable, et
cependant
partout ou
pourrait,
avec quelque
ingéniosité,
recueillir
l'eau que le
ciel nous
envoie en
quantité
largement
suffisante
pour
subvenir à
nos besoins.
Mais encore
faut-il que
l'eau, ainsi
recueillie
par les
collecteurs
naturels que
forment les
toits de nos
maisons, ne
soit pas
souillée par
toutes les
impuretés
qui
s'accumulent
sur ceux-ci,
entre deux
chutes de
pluie.
L'eau ainsi
recueillie
n'est pas
pure, mais
chargée de
toutes
sortes de
corps
étrangers
qui nuisent
à sa
qualité.
Pour
recueillir
une eau pure
il faudrait
que le début
d'une chute
de pluie
lave les
toits, ainsi
que les
gouttières,
avant de
recueillir
l'eau.
Ensuite
seulement
l'eau pure
sera
recueillie
dans une
citerne
couverte qui
sera tenue
dans un état
de grande
propreté par
des
nettoyages
suffisamment
fréquents.
Ceux-ci
seront faits
dans des
périodes de
pluies
particulièrement
rapprochées,
ce qui
permettra de
remplir à
nouveau la
citerne
après
vidange et
nettoyage.
Il existe
plusieurs
solutions à
cet
important
problème et
nous
étudierons
successivement
les
différents
moyens de
recueillir
une eau
aussi propre
que
possible.
Au début de
la pluie,
l'eau est
envoyée dans
le bac à eau
sale pour
permettre à
la pluie de
bien laver
les toits.
Quand
ceux-ci sont
propres,
l'appareil
bascule et
dirige l'eau
vers le
réservoir
d'eau
potable.
Le mouvement
de bascule
de la
gouttière
est obtenu
automatiquement
par l'action
d'un
flotteur qui
est placé
dans le
réservoir à
eau sale.
A mesure que
l'eau arrive
dans ce
réservoir le
flotteur
monte et,
étant relié
à la
gouttière
basculante,
à un certain
moment il
déclenche le
mouvement
basculant de
celle-ci,
qui envoie
alors l'eau
dans le
réservoir à
eau propre.
Il faut
considérer
alors deux
hypothèses:
1- La pluie
cesse pour
un court
moment et
tombe à
nouveau.
Les toits
sont encore
propres,
n'ayant pas
eu le temps
de se salir,
l'eau peut
donc être
recueillie
dans le
réservoir à
eau
potable;
2- La pluie
cesse et
quelques
jours
s'écouleront
avant une
nouvelle
averse.
Dans ce cas
les
premières
eaux devront
aller dans
le réservoir
à eau sale.
Naturellement
ce temps
dépend des
circonstances
locales:
voisinage du
chemin de
fer, d'une
route
poussiéreuse,
d'une usine,
etc.
Donc notre
robinet
vidant le
réservoir à
eau sale en
un temps
donné, le
flotteur
descendra
entraînant
la gouttière
basculante
qui
reprendra sa
position de
remplissage
du réservoir
à eau sale.
Le réservoir
B est celui
d'eau sale.
L'eau arrive
de la
toiture par
la conduite
C et tombe
dans la
gouttière
basculante D
qui est
articulée
sur des
tourillons
T.
L'extrémité
E de cette
gouttière
est elle
aussi
articulée
sur un
entonnoir F
qui est fixé
sur un tuyau
G plongeant
dans le
réservoir à
eau sale.
Autour de ce
tuyau, un
flotteur H
peut
coulisser.
A mesure que
l'eau sale
monte dans
le réservoir
B, le
flotteur
s'élève.
Celui-ci
pouvant
glisser le
long du
tuyau G sur
une certaine
longueur,
jusqu'à la
bague
d'arrêt I,
le tuyau G
ne s'élèvera
pas au début
de l'arrivée
de l'eau,
mais
seulement
après qu'une
certaine
quantité de
pluie
emplira le
réservoir B
ayant
nettoyé le
toit.
Quand le
flotteur
buttera sur
la bague I,
le tuyau G
suivra le
mouvement
d'ascension,
de même que
la gouttière
D qui, à un
certain
moment,
s'inclinera
vers le
réservoir A.
Le robinet J
permettra de
vidanger le
réservoir B
dans un
temps donné.
A l'entrée
du conduit
du réservoir
A on placera
1 ou 2 fins
tamis qui
empêcheront
les
poussières
de pénétrer
dans la
cuve.
Dans une
cuve fermée
par un
couvercle et
dont
l'intérieur
forme deux
compartiments
reliés, l'un
à un
réservoir
d'eaux
sales,
l'autre à un
réservoir
d'eaux
propres,
peut se
mouvoir un
volet qui,
selon sa
position,
envoie l'eau
dans l'un ou
l'autre des
réservoirs.
Ce volet est
commandé par
une tige à
flotteur qui
plonge dans
le réservoir
à eau sale.
La conduite A va au réservoir d'eau propre.
La volet D est articulé sur la cloison E de la cuve C. Ce volet est solidaire d'une tige F fixée à une équerre de renvoi G que commande la tringle H à laquelle est suspendu le flotteur I. Ce flotteur peut glisser entre les bagnes d'arrêt J et K que l'on réglera une fois pour toutes de manière que le flotteur ne fasse basculer le volet qu'après avoir laissé une certaine quantité d'eau laver les toits. La cuve C est reliée au réservoir B par an tuyau L. Un robinet M réglera la vidange de B permettant au volet D de reprendre sa place primitive. Dans la figure 3, l'eau sale s'écoule dans le réservoir B, le volet occupant une position verticale. C'est le début de la pluie, le flotteur I se trouve au fond de B.
Un bac C
formant deux
compartiments
reliés l'un
à B par un
tuyau D,
l'autre
comportant
un double
tamis et
relié à A
par le tuyau
E.
Dans le bac
C un
entonnoir F
peut
basculer
autour d'un
axe G.
La conduite
amenant
l'eau des
toits arrive
dans cet
entonnoir.
Un bras H
est fixé sur
l'entonnoir.
L'extrémité
de ce bras
est reliée à
la tige I du
flotteur J
plongeant
dans le
réservoir à
eau sale et,
par suite du
mouvement du
flotteur J,
quand le
réservoir se
remplit,
l'entonnoir
F dirige les
eaux de
pluie vers
l'un ou
l'autre
réservoir.
Un robinet
placé au bas
du réservoir
B permet de
vider
celui-ci en
un temps
donné et de
ramener
l'entonnoir
F dans la
position de
déversement
vers le
réservoir B.
L'eau est envoyée dans le réservoir B qui est vide, le flotteur étant au fond de B. L'eau sale monte dans B ainsi que le flotteur qui glisse le long de la tringle I. Quand le flotteur arrive contre la bague de butée K, la tringle I commence à monter et fait basculer l'entonnoir F.
Si nos
lecteurs
désiraient
construire
l'un d'eux,
nous
étudierions
dans un
prochain
article la
réalisation
pratique
avec détails
de
construction
et
dimensions à
donner à
chaque
pièce.
Nous
attendons
donc leurs
demandes à
ce sujet et
nous nous
ferons un
plaisir d'y
donner
suite.
Rustica -
11 Novembre
1951
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Recueillir
l'eau de
pluie.
En
général on
se
contente de
faire venir
le tuyau de
descente qui
amène l'eau
des
gouttières
dans un
tonneau ou
une citerne
qui, le plus
souvent,
sont
découverts.
Il
y a donc
lieu de
prévoir un
système qui
automatiquement
dirigera les
premières
eaux vers un
bac à eaux
sales.
Le
premier
appareil
comporte une
sorte de
gouttière à
bascule qui
peut pivoter
autour d'un
axe et
diriger,
suivant le
cas, l'eau
qui vient
des toits
vers un
réservoir
d'eau impure
ou vers un
réservoir
d'eau
potable.
Voyons
comment se
fera le
mouvement
inverse,
c'est-à-dire
ramener la
gouttière
basculante
vers le
réservoir à
eau sale.
Pour
arriver à ne
recueillir
que l'eau
propre on
placera en
bas du
réservoir à
eau sale un
robinet qui,
bien réglé
par exemple,
en laissant
seulement
l'eau
s'écouler
goutte à
goutte ou en
un filet
plus ou
moins grand,
permettra de
vider le
réservoir
d'eau sale
en un temps
désiré, mais
inférieur au
temps que
mettraient
les toits à
se salir.
La
nature de la
toiture est
aussi à
considérer
suivant
qu'elle est
faite en
tuiles
mécaniques,
en tuiles
plates, en
ardoises, en
zinc ou même
en chaume,
chacune
d'elles ne
se salissant
pas aussi
rapidement.
Les
figures 1 et
2 montrent
le principe
d'une telle
installation.

Dans
la figure
1,l e
réservoir A
est celui
d'eau
potable.
Au
commencement
de la pluie
l'ensemble
se trouve
dans la
position de
la Fig. 1.
Nous
arrivons
alors à la
position de
la Fig. 2
dans
laquelle
l'eau propre
emplit le
réservoir A.
Voyons
maintenant
le 2ème
moyen de
recueillir
de l'eau
propre en
envoyant
dans un
réservoir à
eau sale les
eaux qui
auront lavé
les toits.

Dans la figure 3, le réservoir B est le réservoir à eau sale.
La cuve à deux compartiments C n'est compartimentée qu'au tiers de sa hauteur.

Dans la figure 4, l'eau sale ayant fait monter le flotteur I, le volet D a basculé et dirige l'eau propre, à travers un double tamis, dans le réservoir A.
Enfin
le troisième
système de
récupération
d'eau
se compose
toujours
d'un
réservoir A
pour les
eaux
propres,
d'un
réservoir B
pour les
eaux sales.

La figure 5 montre l'ensemble de l'installation au commencement de l'averse.

On arrive alors à la position de la figure 6 dans laquelle l'eau propre est dirigée vers le réservoir A.
Dans
cet article
nous n'avons
donné que le
principe des
trois
appareils de
récupération
d'eau de
pluie.
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