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Suivant l’exemple nous donne le garçonnet représenté
sur notre
couverture, avec une belle cane de Barbarie, il faut
préoccuper, dès maintenant, de la couvaison et de
l'éclosion
des canetons
La technique différente de celle des poules.
Alors que la poule met à
de six a sept mois,
suivant la race, pour devenir « pondeuse », il faut
à la cane
quatre mois et demi à cinq mois pour commencer
régulièrement sa ponte.
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Cela modifie les dates d’incubation et d'éclosion des canetons.
D'autre part, la fécondation des œufs de poule est assurée, comme on sait,
presque toute année, mais s'il s'agit des canes, ces
délais sont limités et il faut attendre au moins la
fin de janvier.
La proportion des œufs clairs reste encore sensible mais diminue à mesure
que la saison s’avance.
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En. avril, on obtiendra une proportion satisfaisante d'œufs
fécondés.
Beaucoup d’éleveurs font naître les premiers canetons destinés à la ponte
et à la reproduction, comme les Khaki-Campbell, vers
le
1er mai.
La ponte commencera vers le 15 septembre.
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L'incubation des canetons est pratiquée de diverses manières : par les
canes, les poules-mères, les dindes ou la couveuse
artificielle.
De toute façon un bon choix des œufs à couver s'impose.
On réservera à l'incubation les œufs provenant des meilleurs producteurs
âgés de 12 mois au moins pour les femelles, 19 ou 20
mois pour les mâles.
Ces œufs n'auront pas plus de 15 jours.
Ils perdent leur vitalité graduellement jusqu'au délai extrême de 30
jours.
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Nettoyez-les soigneusement dès leur récolte, en les lavant à grande eau,
pour les conserver ensuite dans des casiers remplis
de son, sciure, grains, etc., placés dans un local
sain, à labri des courants d'air et à une
température moyenne.
L’idéal se situe entre 7 et 9 degrés.
Si la température monte au-dessus de 20 degrés ou descend au-dessous de 5
degrés, la vitalité des embryons diminue.
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Choisir des œufs normalement constitués, sans bosses, dépressions,
irrégularités, coquilles minces, etc.
Eviter les gros œufs pouvoir contenir deux jaunes.
Les œufs à couver seront, durant leur conservation, retournés chaque jour
d'un demi-tour pour éviter des adhérences internes.
On se plaint beaucoup actuellement de la faible proportion de bonnes
éclosions.
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Cela provient sans doute, de ce fait que les canards ont
besoin de beaucoup de vitamines pour leur propre
existence.
Ils les prélèvent tout d'abord pour eux-mêmes, les mâles
s’en maintiennent en réserve, pour leur organisme,
un taux élevé qui nuit à la vitalité des embryions
des œufs.
On peut
remédier
à cette carence
par des
rations riches en verdures, plantes
aquatiques, proies vivantes,
que ces palmipèdes
puisent dans leur existence aquatique, ce qui, entre
parenthèses, valorise le régime des cours d'eau,
ruisseaux, etc. qu'ils fréquentent.
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Ce qui est encore plus certain, c’est que la coquille de
l'œuf de cane est plus irrégulière, plus épaisse que
celle de l'œuf de poule.
Elle est, de plus, enduite d'une substance huileuse.
Tout ceci rend plus difficile le problème de
l'humidification des œufs de cane en incubation.
A l’état de nature, la cane couveuse (ainsi que la poule) humidifie plus
ou moins ses œufs suivant les circonstances
(sécheresse ou pluies) en exerçant une certaine
pression sur ses glandes sudoripares, assure-t-on.
Le bain ultime que prendrait la cane est inutile, puisque tout plumage est
imperméabilisé.
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Survient l’éclosion, la question du « bêchage » doit être examinée.
Ce bêchage, d'après certains observateurs, ne serait pas
contrarié par le bec plat du canard, attendu qui
possède, comme le poussin, pour cette délivrance, un
appendice corné, placé au-dessus et à l'extrémité du
bec, et qui disparait en deux jours.
Le caneton a le bec plus puissant, le cou plus souple et
une vertèbre de plus.
Il sait donc se libérer et commencer cette existence saine,
vigoureuse, cette croissance rapide que la nature
lui assure, si aucune ignorance, aucune initiative
fâcheuse ne viennent les contrarier.
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V. DUPERTHUIS - Rustica - 7 Octobre 1956.
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