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La
fertilité:
De
très hauts rendements ne peuvent évidemment être obtenus
qu'avec des oeufs bien fécondés.
Cette question par les divers aspects qu'elle présente
demanderait à elle seule tout un volume et est d'ailleurs
traitée comme il convient dans les divers livres et cours
d'aviculture.
Nous
dégagerons cependant ici quelques principales règles
essentielles.
Les reproducteurs doivent en premier lieu provenir de bonne
souche, être parfaitement sains, et ne pas avoir souffert
pour une cause quelconque durant leur premier âge ou même
pendant leur incubation.
Ces derniers, à de rares exceptions près, donnent toujours
un certain déchet, de fertilité.
Les
reproducteurs doivent être habitués entre eux et à leur
local au minimum un mois avant la récolte des oeufs pour
l'incubation. Autrement des perturbations fâcheuses sont
créées à la fois sur la ponte et la fertilité.
Le poulailler doit être salubre, bien éclairé, bien aéré,
orienté Est ou Midi (suivant les régions), à l'abri des
grands vents.
Le terrain doit être perméable ou légèrement incliné, pour
permettre l'évacuation des eaux.
Des
parquets herbeux sont le complément de l'habitat.
Il est préférable que ces parcours soient doubles ce qui
permet d'utiliser l'un pendant que l'on nettoie et laisse
pousser la verdure dans l'autre.
L'alimentation
est évidemment un facteur essentiel.
Pendant la période de ponte des œufs à couver, n'employer
que des mélanges spéciaux pour reproducteurs.
A défaut de verdure dans les parquets, faire des
distributions d'aliments verts (salade, herbe, trèfle,
choux, carotte, etc.).
Age
des reproducteurs:
En général, la meilleure fécondation est obtenue avec des
sujets de 1 à 2 ans.
Ne pas employer les œufs de poulettes avant au moins deux ou
trois mois de ponte pour ne pas risquer des pertes
importantes et de toute façon des poussins plus faibles.
Consanguinité
(lien de parenté étroite):
L'obtention de bons résultats malgré la consanguinité exige
une grande connaissance de la question.
En règle générale il faut donc s'abstenir de mettre à couver
des œufs de sujets consanguins depuis 3 générations.
Le
dépistage des bons ou mauvais reproducteurs est un travail
qui doit retenir toute l'attention de l'éleveur.
Une importante part du succès en dépend.
Il faut donc observer le comportement des sujets et en tirer
les conclusions utiles.
En particulier veiller à ce qu'une certaine harmonie se
produise et établir un équilibre entre les sujets trop
agressifs ou trop craintifs.
Dans
certaines espèces (par exemple perdrix, oies, canard
barbarie) il existe des préférences marquées naturellement
nuisibles à la fécondation.
Il faut donc faire les changements nécessaires.
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