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Les
différents Fumiers
Il vous
sera vraisemblablement difficile de vous procurer,
pour votre potager, du fumier en quantité suffisante
pour qu'il constitue le seul élément fertilisant de
votre sol.
Aussi, vous
aurez intérêt à réserver son emploi à
l'ensemencement microbien des végétaux que vous
voulez composter.
Vous
obtiendrez ainsi beaucoup plus rapidement une plus
grande masse de compost disponible.
Si
toutefois vous pouvez disposer de suffisamment de
fumier, sachez qu'il aura des propriétés
fertilisantes particulières selon le type, la
nourriture et la qualité de la litière de l'animal
dont il provient.
Le
fumier de cheval
Il est
rare, riche en azote et très chaud, c'est surtout
pour ce dernier point qu'il est utilisé car sa
fermentation thermogène permet la constitution des
couches chaudes.
Il est
aussi intéressant pour démarrer ou accélérer la
fermentation de matériaux végétaux assez
coriaces tels que racines, trognons de choux,
petites brindilles.
Le
fumier de mouton
Son action
est plus durable que celle du fumier de cheval, mais
moins que celle du fumier de vache.
Il est sec
et assez concentré, ce qui impose de ne l'utiliser
qu'en quantités assez modérées.
Le
fumier de vache
C'est peut-être celui que vous pourrez trouver le plus facilement.
C'est un excellent fumier, très polyvalent, mais il est froid, ce qui vous
interdit de l'utiliser pour monter des couches.
Essayez de vous le procurer alors qu'il est frais et compostez-le
vous-même afin de bien guider sa fermentation.
Le
fumier de porc
Froid et
très aqueux, il est de mauvaise réputation et son
action semble de peu de durée.
Cependant
certains légumes comme le céleri et le poireau
l'apprécient beaucoup.
Il est
riche en potasse et a une action répulsive nettement
marquée sur les taupes.
Le
fumier de basse-cour
Encore
appelé poulnée ou poulaitte, il est constitué des
déjections des poules et de la volaille en
général, parfois augmenté de colombine (nom donné
aux excréments des pigeons).
C'est un
engrais très concentré, extrêmement riche,
particulièrement en azote, qu'il faut
adoucir par l'adjonction de matières végétales et en
tout cas ne jamais employer pur et
frais directement au pied des plantes qu'il
brûlerait.
Utilisez-le
avec modération seul et étendu d'eau ou, mieux,
incorporez-le à un compost d'herbes
fraîches ou de feuilles mortes.
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Les
fumiers déshydratés et pulvérisés du
commerce.
Ils sont de
plus en plus nombreux mais, ne provenant
pas d'élevages biologiques, peuvent
contenir des résidus d'antibiotiques.
Les
fabricants les additionnent en outre de
produits chimiques de synthèse pour les
« enrichir».
D'un emploi
facile, ils peuvent être intéressants
pour le jardin, dans le cas d'une
reconversion. |
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