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Étalons le
déblai de
chaque côté
en 2 ados
symétriques,
larges de 15
centimètres
et pour les
surélever
d'au moins
10
centimètres
au-dessus du
passage
central,
large de 30
centimètres,
que mous
conserverons
entre les
lignes, nous
emprunterons,
si besoin,
quelques
pelletées à
son
emplacement.
Entre deux
tomates,
soit une
salade
chaque 20
centimètres,
soit au
milieu un
chou,
concombre ou
tout autre
plant avide
d'humidité
ou apte à
bénéficiez
de l'engrais
liquide dont
nous
baignerons
le sillon
deux ou
trois fois,
en cours de
saison (par
temps
humide).
De vieux
cordeaux
rouillés à
étendre le
linge feront
parfaitement
l'affaire.
Une ficelle
C convenant
à 3 ou 4
tiges, nous
pourrons en
prévoir 2 de
chaque côté
par
intervalle
entre 2
pieds de
tomates.
Aux fils D
nous
attacherons
les bouts
des C.
De la droite
relevons B'
(Fig. 3) que
nous
saisirons en
O' dessinant
une nouvelle
boucle que
nous
engageons en
la passant
derrière la
boucle O
dans une
troisième
O'' aménagée
par notre
pouce gauche
quand nous
avons relevé
le brin B'.
Il ne reste
plus qu'à
serrer en
tirant sur
le milieu de
O' et en
coulissant
sur B.
Ce noeud est
très rapide
et se défait
en tirant
sur ce qui
reste de B'.
Il n'en
est rien.
On prépare
un cordeau B
avec ses
fils C,
comme une
ligne de
fond.
On l'attache
tout monté
sur A.
On tend D et
on y fixe
les bouts
flottants
des C de la
même façon.
Même image.
Les haricots
se
soutiennent
d'eux-mêmes
en arrivant
aux fils B
d'où on peut
encore les
diriger sur
des
croisements
au-dessus
des passages
ménagés
entre les
sillons.
On
transporte
les lignes
de 30
centimètres,
en se
contentant
de filmer
les nouveaux
sillons :
les tomates
y trouvent
leur compte
immédiat,
tandis que
les
haricots,
bien
drainés, se
satisfont
des engrais
précédents.
Leur
floraison se
fait sur
tout le
pourtour des
fils C, et
comme ils se
dégarnissent
rapidement
du bas, ils
ne nuisent
pas à la
végétation
qu'ils
abritent.
L'an
dernier,
quatrième
cas
d'application
continue sur
le même
lopin aux
portes de
Paris, pour
20 sillons
de 6 mètres
:
- 45 kilos
de
mange-tout,
- tomates :
toute la
saison à
satiété pour
4 personnes,
plus 20
litres de
sauce en
conserve et
50 kilos à
la vente
d'arrière-saison
à 45 francs
le kilo,
- sans
compter le
reste :
salades,
etc., avec
un arrosage
de dix
minutes tous
les 2 ou 3
jours, alors
que les
jardins
voisins
étaient
grillés,
faute
d'humidité
en
profondeur
ou de
pression.
Rustica
- 16 Mai
1948
Élevage
Bio
Fait
maison

Pour les
PETITS POTAGERS.
Voici un
dispositif
excellent
contre la
sécheresse
qui permet
tout en
gagnant de
la place, de
l'eau, des
engrais, de
se passer de
rames
encombrantes,
souvent
d'ailleurs
introuvables
ou
onéreuses.
En
Californie,
quand le
bois y était
à vil prix,
on pouvait
voir des
potagers
entièrement
abrités à 8
pieds du sol
par un lacis
de lattes
horizontales,
assez
largement
espacées
pour
tempérer les
ardeurs de
la canicule,
sans arrêter
l'air et la
lumière.
Le
principe
d'un rideau
protecteur
horizontal
peut être
appliqué
verticalement,
surtout dans
les
jardinets
établis sur
des
lotissements
dont les
terrains
sont en
profondeur.
Dans
le sens de
la plus
petite
dimension
(est-ouest
sera
toujours le
meilleur)
traçons sur
le terrain
préparé des
lignes
espacées de
0 m. 90, en
aussi grand
nombre qu'on
le voudra ou
qu'il se
pourra.
Suivant
chaque ligne
comme axe
ouvrons à la
pelle un
sillon,
profond de
10
centimètres,
large de 30.
Dans
l'axe des
sillons,
tous des 60
centimètres,
nous
mettrons un
pied de
tomates.
Sur les
ados, à 8
centimètres
du bord des
sillons,
nous
sèmerons en
ligne des
pois ou de
préférence
des haricots
à rames, de
l'espèce à
manger en
vert, à
raison de
deux grains
tous les 10
centimètres,
en ayant
soin de ne
pas masquer
les pieds de
tomates,
c'est-à-dire
en laissant
les ados
libres de
chaque côté
sur 30
centimètres.
Pour
suppléer aux
rames (Fig.
1), nous
utiliserons
les murs ou
palissades
de clôture
latérale en
leur faisant
soutenir, à
2 m. 20 du
sol et de
chaque côté
perpendiculairement
à nos
sillons, un
fil de fer
solide A.
Ces fils
vont
supporter
d'autres
fils
transversaux
beaucoup
plus minces
(plutôt de
bonnes
ficelles)
B1, B2, B3,
B4, etc.,
tendus
audessus
des ados, un
de chaque
côté du
sillon.
Aux B,
attachons
des ficelles
de 2 m. 20
également
dont
l'extrémité
inférieure
viendra
effleurer
les ados.
Pour éviter
que les
bouts C
viennent
s'emmêler ou
que nos
haricots
soient
déracinés
par le vent,
nous ferons
courir de
chaque côté,
à 40
centimètres
du sol, un
autre fil D,
solidement
maintenu aux
extrémités
par deux
petits pieux
distincts ou
une traverse
fixée en son
centre aux
derniers
tuteurs de
tomates.
On
obtient
ainsi un
réseau
rigide au
début, qui
fléchira par
la suite,
mais qu'il
sera
toujours
aisé de
retendre ou
de modifier,
si l'on fait
les noeuds
de la façon
suivante
(dite à
rempile) :
Pour nouer
les B sur A,
par exemple,
passons sur
A (Fig. 2)
un brin B'
long de 10
centimètres
et
maintenons B
et B' de la
main gauche
en formant
une boucle
O.
A
première vue
ce système
de ficelles
peut
paraître
fastidieux.

Les
fils C
peuvent être
de toute
sorte : plus
ils sont
rugueux,
rajoutés,
mieux ils
conviennent
(les ersatz
utilisés
pendant
l'occupation
se sont
révélés
parfaits).
L'ensemble
se récupère
et se pelote
rapidement
pour l'année
suivante.
Pour
arroser, on
remplit
doucement au
goulot (ou à
la lance
sans
pression) du
côté le plus
court ou le
plus commode
des sillons,
à partir
duquel on
aura ménagé
une très
légère pente
pour
faciliter la
répartition.
Le
bourrelet de
terre que
nous avons
laissé aux
extrémités
des sillons
peut être
percé, en
cas de
stagnation
préjudiciable,
par une
saignée
donnant dans
une petite
rigole
latérale
également en
pente.
Et
voici des
résultats :