Il ne
faut pas
craindre
de lui
faire un
réquisitoire
chargé,
car nous
allons
voir de
quoi
elle est
capable.
Je n'en
veux
pour
preuve
que ce
fait:
les pies
viennent
jusque
dans les
cours
des
fermes,
au
moment
des
couvées
nouvellement
écloses,
voler
quelque
poussin
sans
paraître
se
soucier
des
gloussements
désespérés
de la
mère
poule.
Ailleurs,
voici
les
petits
passereaux
utiles,
protégés
par la
convention
de 1902,
qui, en
marsavril,
songent
au
devoir
de la
reproduction.
Les
oeufs de
diverses
couleurs
suivant
les
espèces,
viennent
d'être
pondus
et sont
frileusement
enfouis
dans le
nid
capitonné
de
mousse,
de crin
et de
duvet.
En
quelques
coups
d'aile,
elle
arrive
et pille
le nid,
gobant
les
oeufs,
cassant
les
coquilles.
Plus
loin et
un peu
plus
tard en
saison,
elle
trouve
les
jeunes
oisillons,
encore
incapables
de se
défendre,
et en
fait un
repas
sur le
champ,
tuant à
tort et
à
travers,
abandonnant
même
quelques
victimes
sur le
théâtre
du
crime,
quand
elle est
rassasiée.
Puis, un
beau
jour, si
une
fissure
existe
dans le
grillage,
elles
entrent
sans
vergogne
dans
l'enceinte
du parc
et tuent
les
jeunes
perdreaux
et les
faisandeaux
qu'elles
peuvent
atteindre.
Malheur
à ceux
qui
viennent
de
naître
et
qu'elle
trouve
sur son
passage!
Souvent,
un des
trois
levrauts
est à
demi
dévoré,
tandis
que les
deux
autres
sont tué
sur
place et
n'ont
été que
d'innocentes
victimes,
désormais
sans
intérêt
pour
l'oiseau
de
rapine
déjà
repu.
Au bord
des
cours
d'eau,
dans les
saulaies,
les pies
se
rassemblent
le soir
pour
passer
la nuit
prochaine
: là
encore
elles
explorent
les
environs
immédiats
et ne se
font pas
faute de
piller
les nids
de
tourterelles
ou,
occasionnellement,
de
grives,
bien que
ce
dernier
cas soit
un peu
plus
rare,
parce
que les
grive,
qui font
leur nid
dans les
saulaies
sont
assez
rares.
Elles
préfèrent
habituellement
le
sous-bois
quand
les
premières
feuilles,
viennent
d'éclore.
Elles
prennent
également
les
toutes
jeunes
poules
d'eau et
les
canetons,
quand
ceux-ci
s'aventurent
dans la
prairie,
un peu
trop
loin de
l'eau.
Aussi ne
ménagez
jamais
cet
oiseau
qui est
un
véritable
brigand
de
chemin.
Mettez
tout en
œuvre
pour le
détruire.
Tuez les
pies au
nid dès
le
printemps.
Tuez les
adultes
quand
vous
pouvez
les
approcher.
Faites
de
l'affût
au
Grand-Duc
en été
et en
automne
et
empoisonnez
les pies
en avril
et mai
quand
vous le
pouvez.
Chaque
pie
détruite
représente
une
couvée
totalement
ou
partiellement
sauvée,
ne
l'oubliez
...
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La
PIE.
On
ne
saurait
se
figurer
combien
la pie
est
nuisible
à tous
les
points
de vue.

Elle est tout d'abord connue comme une voleuse invétérée, ayant surtout une préférence marquée pour les objets brillants qu'elle emporte dans son nid.
Avec
cela,
vous
pouvez
sans
crainte
d'être
contredit
lui
reconnaître
une
extrême
audace.![]()
Mais
l'oeil
perçant
de
Margot-la-pie
vient de
reconnaître
l'emplacement
du nid
et
d'apercevoir
les
oeufs,
espoir
fragile
d'une
couvée
prochaine.
Auprès
des
parcs
d'élevage,
les pies
se
réunissent
et
jacassent
alentour.

Dans
la
plaine,
la pie
visite
les
couverts,
les
haies et
toutes
les
remises
susceptibles
de
cacher
les
portées
des
jeunes
levrauts.
Les
nids
placés à
terre:
comme
ceux
de la
perdrix,
de la
faisane,
de
l'alouette,
sont
également
visités
par la
pie qui
détruit
systématiquement
les
oeufs.
Voilà,
en
quelques
mots,
quels
sont les
principaux
méfaits
de la
pie.
Rustica
- 15 Mai
1949
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