Celle-ci est originaire de l'Afrique, comme l'indique son nom latin qui
rappelle la Numidie.
Il en existe d'ailleurs, dans ces contrées lointaines, plusieurs
espèces et les naturalistes ont pu discerner 5 espèces dont les 4 premières sont à
peine acclimatées en Europe.
On peut distinguer plusieurs de ses variétés obtenues par des nuances de
plumages distincts : la grise, la bleue, la
lilas et la blanche, mais, dans les premières,
la couleur seule du fond change car le plumage
est toujours parsemé de points blancs.
Une moyenne annuelle de 80 oeufs peut être considérée comme un maximum.
Ces oeufs pèsent environ 50 grammes.
La coquille est jaune-rosé tachetée de points plus foncés.
Et c’est pourquoi on les recherche attentivement, car les pintades ont
l'habitude singulière de les cacher un peu
partout.
Il faut, sans les effaroucher, suivre leurs quêtes, leurs promenades et
leurs pâtures, sur les landes, les friches,
qu'elles affectionnent en particulier.
Il y a toujours quelques œufs perdus.
On croit même souvent à la disparition de quelque femelle, jusqu'au jour
où reparaît un troupeau de pintadeaux, leur mère
en tête.
Cette passion du plein air, leur assure, en outre, une certaine rusticité
et nécessite un minimum de soins.
Les petites colonies se groupent, un mâle avec 6 à 8 femelles, et voici
une troupe active, bruyante... et de bon
rapport.
C'est pourquoi nous répétons le conseil de surveiller, sinon d'enfermer
les pintades aux époques de bonne ponte.
Il n'est pas rare, si l'on nourrit bien ses pintades jusqu'en août, où
elles trouvent à glaner sur les chaumes,
d'obtenir des oeufs jusqu'en septembre.
Surveillez-les bien le matin, de bonne heure, durant la saison estivale.
Un bon procédé c'est de laisser toujours 3 oeufs dans le nid des pintades
pour qu'elles ne soient pas tentées, par
une évasion, vers une cachette bien
dissimulée.
Si vous n'avez jamais mangé de pintades, sachez que leur chair est un peu
comparable à celle du gibier et qu'elles
se vendent bien lorsque la chasse est
fermée.
N'en élevez pas si vous avez les oreilles sensibles et si leur logement est
à proximité du vôtre.
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La
domestication
de la pintade est relativement récente.
La dernière, domestiquée dans nos contrées, est la Pintade à barbillons
rouges.
La domestication a rendu les pintades polygames et elles ont une aptitude
plus prononcée à la ponte que lorsqu'elles
vivent à l'état sauvage.
Fait intéressant, la saveur de ces oeufs est fine et délicate.
C'est donc une tactique utile que d'observer le petit troupeau et de
suivre les allées et venues du mâle qui,
par ses visites fréquentes à certaines
cachettes, dénonce un nid clandestin...
N'accusons pas les pintades de moeurs étranges et coupables, puisque,
grâce â leur discrétion et leur goût à
se disperser par monts et par vaux,
elles trouvent, dans leurs courses
vagabondes, à bon compte, leur
nourriture.
La ponte commence au début d'avril et se prolonge fort tard en saison.
L'élevage des pintadeaux, analogue à celui des poussins, demande
d'abondantes distributions de verdure.
C'est une occasion heureuse de les
rassembler et d'éviter des fuites
fréquentes.
Sachez aussi qu'elles ont un cri assez désagréable.
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