Poirées, bettes.

  

Clapiers

    

 

Poules

    

Livres ELEVAGES 

Poulaillers 

 

 

 

...:::  :::...

 

 

 

 

 


 

 

Élevage

Bio

Fait maison

 

Forums

  

 

 

 

Le potager bio. Jardinage.

 

  


            

Nouvelle page 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poirées, bettes.

 

Un peu d'histoire.

 
Beta maritima, ancêtre lointain des cardes, bettes ou poirées, est également celui des betteraves. .

 

Cette plante, bisannuelle ou vivace, à racines grêles, pousse sur les bords de l'Océan et de la Méditerranée, jusqu'à la mer Caspienne, la Perse et l'Inde.

Bette, beta en latin, vient du mot celtique "bett", rouge, ce qui est une allusion à la couleur rouge de la racine.

 

Il n'y a évidemment que fort peu d'analogie entre cette plante sauvage et ses enfants actuels : betteraves potagères, sucrières, et nos cardes.

 

Alors que, dans la betterave, c'est la racine qui a considérablement grossi dans la carde c'est le pétiole ou queue de la feuille qui a fait l'objet des travaux des sélectionneurs.

 

Les racines sont grêles mais les cardes, elles, sont très développées, très blanches et constituent la partie comestible de cette plante.

 

Il est juste de dire que certains mangent également les parties vertes des feuilles comme épinard de remplacement.


On disait autrefois que les feuilles, cuites et réduites en bouillie, formaient de bons cataplasmes émollients hâtant la maturité des furoncles et des abcès.

Je ne sais si nos Esculapes modernes souscriraient à cette médication primitive.

 


Du Jardin... à la table.


En tout cas, au potager familial cette plante ne semble pas actuellement jouir d'une grande faveur, et c'est fort dommage.

Il est vrai que c'est un légume vorace en engrais azoté si l'on veut obtenir de beaux produits.

Par ailleurs, son développement est assez important et dans les très petits jardins on peut reculer devant une plante présentant de pareilles exigences.


Mais si les bettes ne sont pas plus en honneur c'est je crois beaucoup plus parce que nos ménagères ne savent comment préparer ce légume.

Pour les endives, le riz et bien d'antres produits, sans aller jusqu'à la publicité dont bénéficient les agrumes, des organismes variés proposent des recettes suscitant le désir d'expérimenter telle ou telle préparation, il est probable que si le même effort était fait en faveur de bien de nos produits nationaux on ne déplorerait pas, à juste titre, l'abandon progressif de certaines traditions de bien manger.


Il est vrai que, de nos jours, potages en sachets et conserves de toutes sortes tendent à remplacer les savantes préparations de nos grand-mères.

 

Pourtant, j'aime assez cette repartie que s'attira devant moi un jeune homme à qui sa mère demandait ce qu'il proposait pour le repas du soir.

Le garçon, haussant les épaules, répondit qu'à l'heure actuelle il était ahurissant qu'on ne sache pas quoi faire à dîner alors que les épiceries regorgeaient de victuailles.

C'est que, vois-tu, dit la maman, comme ta grand-mère, je veux continuer à vivre sur mes jardins et je ne saurais avoir recours aux conserves quand j'ai encore des pommes de terre, des choux, des légumes de toutes sortes et des volailles.

 

Cette position extrême n'est certes pas à la portée de tous, mais combien, à la campagne surtout, devraient s'en inspirer?


Que de façons savoureuses d'accommoder justement ces cardes qui peuvent bénéficier de toutes les sauces. blanches, vertes, voire piquantes, quand ce ne sont pas les jus de viande qui les assaisonnent ... ou la crème et le gruyère.

 

Que de variétés pour offrir à table un mets sain, rafraîchissant, savoureux et même nouveau, puisque personne ne pensera bientôt plus à l'utiliser.


Une bonne partie de l'année les bettes peuvent se trouver sur nos tables et il serait injuste de les dédaigner.


Date des semis.


C'est en mai que l'on effectue habituellement les semis de poirées, tout simplement en place.

 

Rappelons que ces plantes sont gourmandes et que, faute de leur accorder un bon terrain bien fumé, on risquera de ne récolter que des produits malingres, chétifs, ne donnant pas de beaux pétioles, ces queues de feuilles bien blanches, larges parfois de 7 à 8 cm.

Les rangs devront être distants de 6o cm au moins pour permettre aux plantes d'atteindre leur développement maximum.
On peut aussi semer en pépinière si le terrain, par exemple, est encore occupé par une culture précédente.

 

Les bettes se repiquent très bien.

Après un repiquage, les plantes se comportent parfaitement et peuvent même dépasser les plantes non repiquées, mais elles sont un peu plus tardives.


Soins culturaux.


Si l'on sème en place, le démariage (ou suppression des plants en trop) est une opération indispensable : les plantes devant se trouver à 40-50 cm au moins sur le rang.


Pendant l'été des binages seront évidemment nécessaires et, aussi, un coup de nitrate après le démariage.

Au cours de la végétation, si la plante semblait bouder, on pourrait redonner à une ou deux reprises du nitrate qui aidera et stimulera la pousse.


C'est surtout en fin d'été, en automne et en hiver, que l'on aura recours aux bettes.

On peut les récolter ou bien en prélevant les feuilles une à une, ou bien en coupant le pied complet.


Pour pouvoir en consommer après les gelées, il est prudent de rentrer quelques pieds en cave en ménageant une motte de terre adhérente aux racines.

Attention toutefois à la pourriture, qui ne tarde pas à s'installer.


Aucune difficulté particulière ne doit vous empêcher de tenter cette année cette culture ou de la reprendre si vous l'aviez abandonnée.
 

Rustica - 5 Mai 1957.

 

 

  

 

  

 

 

 

 

 

 

Elevage des poules

alimentation

Poules

Lapins

Lapins

Pigeons

Pigeons

Canards

Canards

Oies

Oies

                 

Abri de jardin comme poulailler

Environnement

Fraisiers

Incubation

Couveuses

Dindon

Dindon

Escargots

Cochons

Poulaillers

Divers

Cultures

Incubation

Couveuses

                 

Cailles

Abeilles

Animaux de la Ferme

Un peu de tout

Cailles

Moutons

Chèvres

Pintades

Abeilles

Animaux

BIO

Portable