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A l'époque
où paraîtront ces lignes, il sera temps de songer aux soins
qu'il y aura lieu de donner à vos pondeuses pendant l'hiver,
dont nous ne serons séparés que par une dizaine de semaines.
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Ces précautions sont nécessaires pour éviter un
ralentissement, voire même un arrêt de la ponte.
Le problème est évidemment différent selon qu'il
s'agit des basses-cours fermières et familiales,
ou des élevages spécialisés.
En élevage fermier, le cheptel se compose, d'une
part, de poules adultes, c'est-à-dire de plus
d'un an et de poulettes nées au printemps
précédent.
On constate, en général, chez les adultes
surtout avec les sujets de race commune, une
courbe de production particulièrement basse en
Novembre-Décembre, et une lente reprise à partir
de fin janvier.
Cette reprise s'accentue avec l'allongement des
jours, surtout s'il ne survient pas de trop gros
froids ou de trop longues périodes de pluies
prolongées ou de brouillards. |
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Les
prescriptions et les soins qu'il est facile de prendre et de
donner permettent non de remédier totalement à
l'insuffisance d'ensoleillement, mais d'en atténuer les
effets.
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Tout d'abord, il est indispensable de ne pas
nourrir les volailles comme on peut se le
permettre, à la campagne, en Août-Septembre,
lorsqu'elles trouvent encore une grande
partie de leur nourriture dans les champs,
récemment moissonnés et sous les arbres
fruitiers.
En plus de la traditionnelle poignée de grains
du soir, avant le coucher, il est nécessaire de
distribuer le matin, une bonne pâtée humidifiée
à l'eau tiède, et même chaude, s'il fait
réellement très froid.
Cette pâtée sera servie hors du poulailler, si
possible sous abri, dans une mangeoire propre et
suffisamment longue pour que les volailles
puissent manger toutes en même temps, sans que
les gloutonnes s'adjugent la part des faibles.
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La dose
individuelle du mélange (pesé sec) doit être de 60 grammes
environ.
Pour des
bêtes en liberté, une bonne pâtée simple peut se constituer
ainsi :
Son ........................... 25 kg.
Remoulage................. 25 kg.
Farine d'avoine........... 25 kg.
d'orge ............. 15 kg.
de luzerne ......... 5 kg.
de poisson........ 10 kg.
Ajouter à cela un peu de concentrés minéraux et ne
pas oublier que, même l'hiver, il faut distribuer des
verdures vertes et tendres telles que les choux fourragers.
Si l'on
possède encore un certain nombre de poulettes qui n'ont pas
terminé leur mue, car nées trop tard l'année précédente, il
est bon de les séparer des adultes.
De les
faire manger à part et de modifier un peu la composition
précédente en portant à 12 p. 100 la proportion de farine de
poisson ou de viande et en incorporant 1 p. 100 de fleur de
soufre et 2 p. 100 de tourteaux de lin, dans le mélange.
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D'autre part, et les poulaillers fermiers
pèchent particulièrement sur ce point, en
général, il faut aménager ces derniers dès
l'automne, pour éviter les courants d'air
nocturnes pernicieux.
Ne tombez pas dans l'excès contraire, car le
calfeutrement complet, en permettant
l'accumulation des gaz nocifs et
produisant des condensations, aurait aussi
regrettables.
Il faut installer une ou des cheminées
d'aération présentant deux ouvertures
d'aspiration : l'une à 0m 30 du sol, pour les
gaz lourds, l'autre au ras du plafond, pour les
gaz légers.
Par ailleurs, si les volailles ne disposent pas
d'un abri extérieur existant, tel que grange ou
hangar, suffisamment protégé, mais recevant les
rayons du soleil dans le milieu de la journée,
il faut leur en aménager un qui peut être fait
de façon économique, en superposant des balles
de paille.
Ou même des fagots, et en installant un toit
léger à 1,50 du sol, pente en arrière et façade
exposée au sud-est ou au sud. |
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En aviculture spécialisée, les méfaits de
l'hiver sont moins marqués, et ceci s'explique
facilement, car les gens de métier sont plus
avertis des dangers de la froidure et possèdent,
en général, des bâtiments adaptés à la saison
et, de plus, ils apportent beaucoup de soins à
leurs sujets étant donné que la ponte
intéressante se situe précisément d'Octobre à
Février, époque où les cours sont les plus
élevés et la production fermière la plus basse. |
Qu'il nous
soit cependant permis d'attirer l'attention des éleveurs,
surtout des débutants, sur l'importance, là aussi, de
l'aération.
Dans les
installations importantes, la ventilation statique ne suffit
plus et il faut alors faire appel à des dispositifs de
ventilation forcée.
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Il existe des appareils qui fonctionnent par
aspiration ou par surpression, ou bien par
combinaison des deux techniques.
Dans certaines installations perfectionnées, les
ventilateurs pulsent l'air à travers un grillage
formé de résistances chauffantes, afin de ne pas
projeter directement sur les poules, des
colonnes d'air glacé.
Pendant longtemps on n'a pas apporté à ce
problème de ventilation tout l'intérêt qu'il
présente, et ce n'est que ces dernières années
qu'on s'est aperçu qu'une excellente aération
supprimait la « microbisme cumulatif », avec ses
redoutables conséquences et diminuait l'indice
de consommation de 8 à 10 p. 100.
Même en plein hiver, il y a toujours intérêt à
permettre aux pondeuses l'accès, aux heures
ensoleillées, à un parc extérieur ou solarium,
construit en appentis sur la face du poulailler
la mieux exposée. |
Enfin les
bienfaits de l'éclairage prolongé artificiellement sont
reconnus, maintenant de tous.
On peut
prolonger d'une heure à une heure et demie le crépuscule ou
devancer d'autant le lever du soleil.
Certains
allument même pendant une heure au milieu de la nuit.
Mais, sauf
pour l'éclairage matinal, auquel succède le lever du jour,
il est absolument indispensable que l'extinction soit
progressive, afin que les poules ne soient pas surprises par
l'obscurité soudaine et aient le temps de regagner leurs
perchoirs.
Enfin, il
est nécessaire que l'eau ne gèle jamais dans les abreuvoirs
et, salutaire qu'elle soit maintenue à 8-10°.
Toutes ces
précautions contribueront à obtenir un rendement maximum de
vos sujets.
Le Chasseur Français - R. GARETTA - Septembre
1965.
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