"Nous ne sommes pas nés seulement de notre mère,
La terre aussi est notre mère
Qui pénètre en nous, jour après jour
Avec chaque bouchée que nous mangeons."
Paracelse.
Quelques
principes...
Et d'abord et surtout celui de ne pas nuire.
Le jardinage biologique impose une réflexion très profonde sur le monde
vivant qui aboutit au respect de la moindre de ses
manifestations.
En tenant compte des lois naturelles qui régissent minéraux, végétaux et
animaux et en ne les transgressant pas, il oeuvre utilement à
l'indispensable protection de la nature.
Lieu
géométrique des trois règnes...
... le sol est un organisme vivant:
il respire, il se nourrit, il peut être malade et même mourir.
Il faut donc maintenir et développer sa vitalité en lui donnant
des soins conformes à ses besoins, c'est-à-dire favoriser
l'activité et le développement des micro-organismes qui le
constituent pour une grande part et qui jouent un rôle important
dans la nutrition des plantes.
Les
végétaux ne sont pas des «pompes» à sels nutritifs.
Ils ont des sensibilités spécifiques quant aux conditions de sol, de
climat, de saison et même de voisinage entre-eux, qu'il faut
étudier et respecter.
Le « forcing» à contre-saison de certains légumes à grand renfort de
produits« coup de fouet» est donc à proscrire.
Nous
sommes faits de ce que nous mangeons.
Raison suffisante pour ne pas
absorber n'importe quoi et pour se libérer du même coup de mille
maux dits de civilisation et qui, pour une bonne part, sont
directement liés à la consommation d'aliments totalement
carencés en certains éléments essentiels (magnésium,
oligoéléments, vitamines rares notamment) mais largement
pourvus, en revanche, d'éléments indésirables souvent toxiques
ou dont la teneur est dangereusement excessive (nitrates,
potasse).
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Seuls des fruits et légumes ayant poussé dans des conditions naturelles et
équilibrées, c'est-à-dire dans un sol riche en humus et sans
adjonction de produits nocifs, peuvent entretenir durablement la
santé.
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