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L'Oie
aussi est d'un rapport
et son foie est
toujours très recherché.
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Il
est rarement question d'élevage des oies chez
les petits éleveurs.
Chacun est en effet persuadé qu'on ne les élève
qu'en troupeaux, qu'il faut conduire tous les
matins au pré, les y garder tout le jour et ne
les ramener que le soir à l'étable, ce qui
suppose un gardien peu coûteux et qui, pour
cette raison, ne peut être qu'un enfant.
Mais tout le monde n'a pas d'enfant, du moins
d'enfant disponible, car l'école est pour eux
obligatoire et, avec la scolarité prolongée
jusqu'à 16 ans, le problème du gardiennage des
oies est devenu presque insoluble.
La
chair exquise de ce bel oiseau n'en est que plus
chère, et toujours aussi demandée, ceci dès le
mois d'octobre et de plus en plus par la suite,
jusqu'aux fêtes de Noël et du Jour de l'An, bien
entendu.
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Mais
remarquons tout de suite ...
...
que c'est de chair grasse qu'il s'agit et de
foie gras, le plus gros et le plus beau
possible.
Ce n'est pas, en effet, si gros soient-ils, la
trentaine d'oeufs que donne une oie par an, qui
risquerait de couvrir les frais de la nourriture
et des soins entraînés par son élevage.
Et si peu négligeable qu'en soit l'appoint, ce
n'est pas non plus la vente du duvet pourtant
très cher, qui pourrait en payer la différence.
Il
faudrait donc, surtout faute de pré et de
gardien à bas prix
... renoncer à cet élevage si on ne petit le
faire industriellement, c'est-à-dire sur un
grand nombre d'oiseaux.
Rarement, en effet, l'amateur dispose, à sa
porte, d'un terrain herbeux, assez vaste pour
être divisé en 3 pour les parcours à prévoir en
raison de la rapidité avec laquelle l'oie
détruit et souille de ses déjections abondantes
l'herbage qu'on lui abandonne et, de plus,
complètement clos, pour supprimer la difficulté,
voire le coût ou même l'impossibilité du
gardiennage.
Dans ces cas seulement, l'élevage de ce
palmipède est économiquement possible, car
l'herbe lui est indispensable et, comme la
consommation en est énorme, c'est la seule
nourriture assez peu onéreuse pour qu'on puisse
lui en donner son content sans se ruiner. |
Toutefois,
là où ces conditions se trouvent bien
réunies ...
...
il n'y a pas de raison technique pour qu'on
se refuse la possibilité de s'offrir, ne
fût-ce que pour sa consommation personnelle,
la satisfaction d'élever soi-même quelques
oies par an.
A ceci près, en effet, que l'incubation dure
30 jours pour les neufs d'oie au lieu de 21
jours, tout le reste est, pour les
oisillons, ce qu'il est pour les poussins :
séchage à l'éclosion, jeûne de 24 à 36
heures et séjour en éleveuse jusqu'à ce que,
bien emplumés, ils puissent s'enquérir au
grand air, car ils ont les mêmes ennemis :
pluies, vents, et même, au début, le soleil.
Cela veut-il dire que, faute de ce parcours
clos, il faille renoncer à s'offrir quelques
oies de sa production?
Non, car même dans
ce cas on peut encore tourner la difficulté
en se dispensant purement et simplement des
obligations des premiers mois.
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A
compter de leur 100ème jour ...
...
environ, les oies en bonne santé ont fait le
plus gros de leur développement.
Elles sont, en tout cas, dès ce moment, aptes à
l'engraissement.
C'est donc à cet âge, et non en oeufs, qu'il
convient de les acheter à ceux qui les ont
élevées jusque là.
Car il n'est plus dès lors question ni
d'herbage, ni de gardiennage, mais simplement de
«gavage », ce qui peut être fait presque
partout.
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Il suffit, en effet, de disposer d'un local ni
froid ni chaud, sombre, car lumière et froid
incitent aux mouvements, gaspilleur de
nourriture.
On les y enferme soit en épinettes, soit
simplement attachées 2 par 2 par les pattes.
Leur
pâtée ...
...
qui ne comprend plus désormais ni maïs, ni
avoine, est faite exclusivement de farine
d'orge, juste assez mouillée - de petit-lait si
on en a -
pour pouvoir la rouler en petits bâtons gros
comme une petite bille, que 3 ou 4 fois par
jour, et chaque fois jusqu'à refus, on fait
glisser avec le pouce jusqu'au fond du gosier de
l'oiseau pour l'obliger à les avaler.
En
25 jours de ce régime ininterrompu ...
...
l'engraissement est complet, les foies ont
atteint leur maximum de volume et de poids.
Le poursuivre serait dépense et soins inutiles :
il faut alors sacrifier ces gavées.
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Système
D
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Mars 1969.
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