|
 |
Vous êtes merveilleusement placé pour
réussir ce double élevage.
Les dindons et les pintades sont des
oiseaux sarcleurs qui débarrasseront les lieux d'une
foule de parasites, animaux et végétaux, puis ils
trouveront dans la prairie et dans lé bois une
partie de leur nourriture, ce qui réduira
considérablement les dépenses.
Pour les fêtes de fin d'année, les
dindes sont recherchées et elles se vendent toujours
un bon prix.
Quant à la chair des pintades, elle est
aussi estimée que celle du gibier à plume, faisans
et perdreaux.
En outré, leurs œufs sont les meilleurs
qui existent et les plus fins comme goût.
|
|
 |
Un tel élevage bien conduit ne peut
être que rentable, à condition que l'on
évite la mortalité du jeune âge, due au
défaut de proies vivantes telles que
œufs de fourmis, ténébrions, vers de
terreau, asticots, etc… que l'on peut
d'ailleurs produire soi-même, afin de
compléter les insectes que les
dindonneaux et les pintadeaux trouveront
sur leur parcours.
Une fois la crise du rouge passée, ces
gallinacés sont extrêmement rustiques.
Lorsqu'ils disposent d'un grand
parcours herbeux, il suffit de leur
distribuer un petit repas de pâtée le
matin, seulement dans le but de les
mettre en appétit, puis on les conduit
aux champs, dans les éteules ou sur les
friches, où ils finissent de se remplir
la gave.
Au retour, deuxième distribution de
pâtée, laquelle doit contenir une large
proportion de verdures hachées, autant
que possible des orties.
Au fur et à mesure que les dindonneaux
prennent du poids, on force la dose
d'orge, mieux encore celle de la farine
de maïs dans la pâtée, afin d'augmenter
leur embonpoint pour les envoyer au
marché.
|