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A taille annuelle, pendant l'hiver,
avant la poussée des feuilles est une opération très
importante mais qui ne doit embarrasser personne.
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Étant expliqué clairement que toute branche de rosier, coupée à 20 ou 25
centimètres du sol va se ramifier en
plusieurs tiges secondaires, portant
chacune un bouton de rose, aucune erreur
grave n'est possible.
La floraison ne saurait être sérieusement compromise par une coupe trop
haute ou trop basse.
L'essentiel est de supprimer la plus grande partie du bois de l'année
précédente parce que l'arbuste qui
serait abandonné à lui-même fleurirait
hâtivement en sommet de rameaux, se
dégarnirait de la base et
péricliterait. |
Dès qu'une fleur est fanée, il faut la
détacher.
On
ne doit laisser mûrir le fruit que dans
l'intention de récolter des graines en vue
d'obtenir, par voie de semis, des plants nouveaux.
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Pendant l'été on peut facilement
exciter la végétation des rosiers en
distribuant un engrais bon marché que
l'on composera comme suit : dans un
arrosoir de 10 à 12 litres, faire
dissoudre 1 cuillerée à café de sulfate
de magnésie et 2 cuillerées de nitrate
de soude, ou de nitrate de potasse, ou
encore de sulfate d'ammoniaque.
C'est par ce procédé que s'obtiennent
les très longues tiges et fleurs
opulentes des expositions. |
Les pucerons noirs ou verts qui
apparaissent parfois sur les jeunes pousses sont
facilement détruits par une simple pulvérisation à
l'eau savonneuse dans laquelle on a fait macérer
quelques bouts de cigarettes (5 à 10 grammes de
tabac par litre).
Un semis de rosiers donne souvent des
résultats décevants car il se trouve toujours une
certaine proportion de sujets « revenus à l'état
sauvage », mais on aurait cependant grand tort de
rejeter tous ces petits églantiers dont la première
fleur ne présente que 4 pétales.
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Il faut aussi observer le feuillage et
les coloris.
Les petits rosiers qui présentent des
feuilles n'ayant que 5 folioles et des
églantiers de teintes autres que roses
et blanches doivent être soigneusement
repiqués et cultivés.
La seconde floraison pourra faire
apparaître une duplicature qui ne
s'était pas révélée lors du premier
examen.
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Toute obtention paraissant intéressante
(coloris nouveaux, et spécialement les roses qui
présenteraient des panachures) mérite d'être
présentée à société d'horticulture pour être
appréciée et, le cas échéant, propagée sous le nom
que lui donnera le semeur.
Rustica - 8 Février 1953.
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