Oie de
Guinée
Si
on veut élever rentablement, on ne peut pas se permettre de
garder des sujets pendant des mois dans la basse-cour.
Un
canard doit être gardé 3 mois maximum.
Un
lapin 3 à 4 mois tout au plus.
Un
poulet pareil.
Dans
tous les cas, nous devrions inviter à table les élèves
avant la mue.
La
mue mobilise leur énergie pour les plumes au détriment de la
viande.
Et
oblige à garder des animaux improductifs beaucoup trop
longtemps.
Seuls
les reproducteurs sont à conserver toute l'année.
Un
effort de sélection doit impérativement être accompli pour
éviter d'élever des sujets qui ne profitent pas.
Pour
les canards par exemple.
1
mâle sera nécessaire et suffisant pour 6 femelles.
2
femelles auront 1 an.
2
autres auront 2 ans.
Et
les 2 dernières, 3 ans.
Et
chaque année, les 2 plus âgées seront remplacées par 2
nouvelles âgées d'1 an.
Le
renouvellement des femelles se fait donc d'1/3 annuellement.
Le
mâle devrait être âgé de 2 ans et sera remplacé à 4 ans,
après la saison de ponte bien sûr.
Peu
d'éleveurs amateurs s'en préoccupent.
Principalement
pour des raisons sentimentales et aussi parce qu'ils ne sont
pas viscéralement liés au monde paysan.
Soit
parce qu'ils n'en sont pas issus, soit parce que leurs racines
ont été coupées très tôt.
Il
n'y a pas de sentimentalisme dans le monde paysan.
Chez
les éleveurs professionnels non plus.
On
sait qu'un poussin qui naît avec un handicap, même minime,
ne donnera rien de bon.
Il
consommera pour ne rien rapporter.
Il
doit donc être éliminé de l'élevage dès qu'on constate la
moindre anomalie.
Un
poussin qu'on doit aider à sortir de l'œuf manifeste un
manque de vitalité.
On
ne le gardera pas.
Un
poussin qui a un problème de stabilité - pattes tordues,
démarche mal assurée (au bout de quelques jours), qui ne se
bat pas pour aller manger, qui reste dans son coin ...
On
ne le gardera pas.
Un
poussin qui pousse moins vite que les autres ...
On
ne le gardera pas.
En
appliquant sans état d'âme ces quelques principes, en
gardant comme reproducteurs les plus beaux sujets, les plus
vigoureux, on arrive rapidement à avoir une basse-cour
homogène et de bon rapport.
La
sélection des pondeuses doit être elle aussi impitoyable.
En
effet, quelques poules qui pondent peu mangent le bénéfice
des pondeuses correctes.
Sans
parler de 300 oeufs par poule et par an, 150 à 200 oeufs
devraient être une moyenne à obtenir dans un élevage
familial.
Honnêtement,
qui parmi vous connaît ses bonnes pondeuses et comment
fait-il pour le savoir le cas échéant ?
Ce
sera le thème d'une prochaine page.
Tous
ces critères de sélection étaient appliqués autrefois,
alors que la nourriture et les litières ne coûtaient presque
rien.
A
plus forte raison maintenant qu'il faut tout acheter.
Le
grain, les "verdures", les pommes de terre, les
betteraves étaient produites sur l'exploitation.
On
vendait le beau et les petits calibres, les tordus, les abîmés
allaient à la nourriture des bêtes.
Plus
le tas de fumier et les alentours de la ferme qui
fournissaient les protéines sous forme de vers et d'insectes
divers.
Pour
les litières, la paille des céréales bien sûr et la balle
- l'enveloppe du grain - pour la litière des poussins,
canetons, dindonneaux ...
Tout
ça demandait beaucoup de travail, mais pas d'argent.
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La
durée
de l'élevage:
Le
peuplement:

La
sélection:
L'alimentation
et les litières:
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