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Elevage Familial des animaux de la ferme et de la basse-cour.


   

     
 

 FAITES DU TERREAU.

 
               
          

         

FAITES DU TERREAU DE FEUILLES.

 

 

Si à défaut de pouvoir vous le procurer, vous voulez préparer du terreau de feuilles de bonne qualité pour la culture des plantes en pots, fabriquez­le tout spécialement avec de bonnes feuilles ramassées au début de la mauvaise saison, en plein bois, dans les fossés des routes forestières, ou, à défaut, dans votre jardin ou votre parc, et de préférence par temps sec.

 

Les meilleures feuilles pour la constitution d'un terreau se rapprochant le plus de celui qui se forme naturellement dans les grandes forêts sont celles du Chêne, du Charme et du Châtaignier et celles du Marronnier, bien que ces dernières se décomposent rapidement, c'est-à-dire toutes les feuilles d'une contexture plutôt verte auxquelles vous pouvez ajouter les aiguilles de Pins, Sapins, etc.

 

Ramassez-les de bonne heure sur un sol sain, plutôt sablonneux qu'argileux.

Plus elles seront saines, moins acide sera le terreau qu'elles formeront en se décomposant.

   

Les feuilles du Platane sont trop coriaces, celles du Peuplier trop acides.

Celles du Tilleul, du Frêne, du Vernis du japon et de la plupart des arbustes à feuilles caduques se décomposent trop vite.

Celles de l'Orme ne sont pas davantage à recommander.

 

  

Utilisez néanmoins les feuilles de ces arbres, à défaut d'autres, en formant des tas, où associées à d'autres détritus, elles formeront un terreau d'assez bonne qualité pour alléger les terres fortes.

Ou bien encore, mélangez-les au fumier pour la constitution des couches.

Elles régulariseront et prolongeront l'effet de celles-ci, d'abord, puis, en se décomposant, elles donneront au terreau de couche la consistance qui lui manque fréquemment lorsqu'il est formé par le fumier de cheval seul.

 

Pour la préparation du terreau de feuilles sain, avec les catégories de bonnes feuilles citées ci-dessus, formez des tas rectangulaires de celles-ci, hauts de 1 mètre à 1 m 20, juste assez tassés pour donner un peu de cohésion à la masse.

Afin que le vent ne les disperse pas, recouvrez-les de menues ramilles.

 

 

Un mois à six semaines après, lorsque la fermentation commence à se manifester au milieu de la masse, démolissez les tas de feuilles, à la fourche.

Remaniez-les complètement et reconstituez-les à côté, en mettant cette fois, au fur et à mesure que vous les déplacez, les feuilles du centre à la périphérie, celles de dessus au fond et inversement dans les deux cas.

Après avoir ainsi remanié les feuilles 2 ou 3 fois, au même intervalle, sans chercher à les briser, elles -se présenteront à demi consumées et vous pourrez commencer à utiliser ce terreau.

  

  

Évitez de trop pulvériser ce terreau, constitué, quelque peu artificiellement, car la finesse excessive des matériaux employés au rempotage devient un obstacle à l'aération de la masse et à l'écoulement normal des eaux d'arrosage, conditions essentielles de la bonne végétation des plantes.

 

Conservez, ainsi qu'on le fait en Belgique, les fragments de feuilles de différentes grosseurs.

Tout cela crée un milieu spongieux, assez semblable à la couche d'humus qui se forme sur le sol des forêts et qui est si favorable au développement de la majorité des plantes de serre.

 

Jardins & Basses-cours - 5 Janvier 1911

    

 

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