à débarrasser les moutons de leur pesant manteau de laine.
Afin d'obtenir une toison de qualité et de ne pas faire souffrir
les animaux, quelques principes sont à observer.
On les enfermera la nuit qui précède la tonte
dans une bergerie ou un parc bien propre.
Ils ne recevront aucune nourriture avant d'être
fondus : de la sorte, ils seront moins
incommodés par les positions désagréables que
l'on pourra leur faire prendre.
Dans certaines régions, ce travail est effectué
sur une base coopérative : un syndicat dispose
d'une équipe de tondeurs qui se déplacent avec
leur poste de tonte dans les bergeries des
adhérents.
Les professionnels ont souvent été formés dans
un centre d'apprentissage d'élevage ovin
(Rambouillet ou autre).
Il faudra évidemment s'assurer que les outils
sont bien aiguisés.
On opérera sur une surface très propre, une aire
cimentée bien balayée, ou sur une table, suivant
les préférences de chacun.
On attache d'abord les deux pattes gauches
ensemble, puis les deux droites de façon à
pouvoir libérer rapidement un seul côté au
moment de tondre le ventre.
On fera passer l'instrument le plus prés
possible de la peau afin d'obtenir une laine aux
brins longs.
En effet, si l'on passe deux fois au même
endroit, on obtient une laine courte et sans
valeur.
On risquerait alors de soulever la peau, ce qui
pourrait occasionner des coupures.
Si cela se produit, appliquer un antiseptique
sur la plaie.
La tonte sera effectuée le plus vite possible
afin de ne pas prolonger une situation pénible
pour le mouton.
Si l'on a opéré correctement la toison forme un
morceau d'un seul tenant.
Il faut maintenant la nettoyer sommairement et
la plier.
Pour cela, on l'étale complètement, côté
extérieur en l'air.
Comme elles ne prennent pas la teinture, il en
résulte des malfaçons dans les tissus.
On devra utiliser de la ficelle de papier.
Il ne faut pas non plus employer le goudron pour
marquer les brebis car il est impossible de le
faire disparaître ensuite.
Pour cela, il suffit d'adosser la bête à un mur
pour qu'elle ne puisse reculer.
On se met à cheval sur elle et on lui bouche les
narines.
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La
tonte des moutons.
Lorsque
le froid n'est plus à craindre et que
les beaux jours ont fait leur apparition, c'est-à-dire généralement vers
fin avril début mai, il est temps de penser

Les
moutons auront leur toison bien sèche car
une laine humide se déprécie et se conserve mal.
Dans
les grandes exploitations, la tonte est
généralement effectuée à l'aide de tondeuses
mécaniques maniées par des professionnels.
Dans
les fermes moins importantes, le
propriétaire du troupeau se chargera lui-même de
ce travail qui sera alors effectué à l'aide de
forces, sorte de grands ciseaux à ressort, ou
avec une tondeuse à main.
Il
n'est pas recommandé de lier les pattes des
brebis, mais il vaut mieux le faire que de
courir le risque de voir une bête à moitié
tondue s'échapper...
Pour faire tendre la peau, il faut appuyer avec
la main sur la surface, déjà tondue et et non
tirer sur la laine pas encore coupée.

On
commence généralement par la tête, puis on
dégage le cou, la poitrine, les flancs et on
termine par le ventre et l'intérieur des pattes.
On en retire toutes les mèches souillées
d'excréments et d'urine, puis on rabat les
pattes et on enroule le rectangle ainsi formé.

Il
est absolument déconseillé de lier le ballot
avec de la ficelle de jute car ses fibres
adhèrent à la laine et ne peuvent plus en être
séparées.
Il
est toujours désagréable de voir une brebis
uriner sur sa toison
au cours de la tonte, aussi est-il bon de la
faire uriner auparavant.
Le résultat est presque instantané.
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