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Un
troupeau de Dindons.
Combien
de fois
voit-on quelques dindes mêlées aux volailles des poulaillers citadins ou
banlieusards.
Cependant, le dindon
est un oiseau actif qui aime vivre en troupeau et dont la réussite
demande des libres parcours, où il peut glaner, vivre au grand air.
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L'effectif
comprend, en général, 6 à 8 dindes confiées à un
mâle.
En effet, particularité assez précise, la
fécondation de tous les oeufs peut être assurée
en une seule fois, affirment les vieux éleveurs.
Et comme le dindon a souvent un caractère
acariâtre, on se contente d'un mâle ou de celui
d'un voisin.
La
dinde est de caractère doux et facile.
Elle est un peu cachottière et au moment de la
ponte, il faut surveiller les dindes afin de
découvrir leurs cachettes.
On récolte alors l'oeuf frais pondu en laissant
un oeuf ancien ou factice. |
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Il
est possible d'ailleurs d'habituer ces femelles
à pondre dans un enclos spécial.
Ces oeufs, recueillis avec soin, sont conservés
dans du son, de la sciure de bois, du grain sec,
ou quelque boîte à casiers qui permet, en la
retournant en bloc, d'effectuer le retournement
quotidien indispensable.
Le local choisi pour cette conservation sera
sain, propre, tranquille, assez frais.
20 à 22 oeufs, 25 parfois, seront confiés aux
premières couveuses.
Plus tard, il faudra peut-être les y inciter en
les plaçant dans un panier, un cageot rempli de
paille propre avec un léger poids, planche,
grillage, sur le dos, qui les obligera à
s'accroupir et bientôt à couver.
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L'incubation
se poursuit sans surprise, ni aventure.
Le 8ème jour, s'assurer que les oeufs sont
fécondés, par un mirage consciencieux.
Naturellement il faut nourrir chaque jour et
délasser cette couveuse fanatique qui se
sacrifierait parfois à cet apostolat.
On la lèvera donc doucement, en écartant les
ailes pour ne pas entraîner et casser d'oeufs,
et on la laissera un quart d'heure manger, boire
(maïs, petit blé, pâtée de pommes de terre
cuites, verdures rafraîchissantes, eau pure).
Marcher et vider ses intestins...
Trente jours d'attente conduisent à l'éclosion
qui se poursuit, en général, assez rapidement.
Le bêchage est souvent plus aisé qu'avec les
poussins. |
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Il est
à craindre que la couveuse, préoccupée de ces
naissances, s'évade avec les premiers nés,
abandonnant les autres.
Prudemment, il est bon de placer les premiers
éclos dans une corbeille,
un
panier rempli de duvet ou une sécheuse, si l'on
possède ce matériel spécial, jusqu'au moment
où l'incubation achevée, la dinde-mère
récupérera toute sa couvée.
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Le
premier âge est assez délicat, en vertu de
l'origine lointaine de l'espèce.
Pendant les 2 premiers mois, il faut veiller aux
intempéries, accidents, etc.
Éviter !es excès de température dans les deux
sens : aussi bien ondées pluvieuses froides que
chaleurs précocement excessives. Et néanmoins,
il faut aux dindonneaux beaucoup de mouvement,
de liberté, de grand air...
Le meilleur abri, ce sont les ailes de la dinde
meneuse.
Dès qu'ils se libèrent eux-mêmes de cette
protection, fournissez aux dindonneaux un bon
abri nocturne et des perchoirs. |
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L'alimentation des dindonneaux est
en fait celle des poussins.
On y joint quelques fois, et c'est très bien, du
caillé, du fromage blanc et de l'ortie
fanée et hachée, remplaçant les verdures
ordinaires avec quelques oignons coupés, bientôt
quelques grains de poivre, girofle, etc., afin
de les préparer à la formation des caroncules,
la crise du rouge, qui avec ces sages
précautions s'effectue normalement.
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Rustica 1er Février 1948 - V.
DUPERTHUIS
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